Une minute d’oenotourisme par soir sur France Télévision

« 1 Minute, 1 Vignoble » : France Télévisions va diffuser un programme oenotouristique construit avec 6 régions viticoles françaises et Vin & Société.

Le 27 mars, France Télévisions lance un programme oenotouristique court baptisé « 1 Minute, 1 Vignoble » sur les régions viticoles deBordeaux, Bourgogne, Champagne, Languedoc, Provence et Côtes du Rhône Il sera diffusé sur France 2 du lundi au jeudi (du 27 mars au 4 mai) et sur France 5 du vendredi au dimanche (du 28 avril au 18 juin) vers 20h35. 

100% axé sur la culture et le patrimoine, ce programme inédit constitué de 18 films d’une minute chacun, propose au spectateur une promenade oenotouristique qui le conduira à la découverte des terroirs et mettra en lumière un paysage, une histoire, un lieu ou un savoir-faire spécifique autour de l’animatrice Tiga.

Objectif ? Faire découvrir au grand public la diversité et la richesse du patrimoine viticole français : savoir-faire traditionnel à Bordeaux ; Climats de Bourgogne ; histoire et géographie en Champagne ; terroirs du Languedoc ; routes des vins de Provence ; patrimoine et culture en Côtes du Rhône ; histoire viticole de Paris. Chaque programme racontera un peu de notre histoire commune.

« 1 Minute 1 Vignoble » a fédéré 6 régions viticoles sur la base du volontariat des interprofessions participantes. Il a été conçu par le Studio Kabo et parrainé par Vin & Société. « Ce programme inédit a pour objectif de raconter aux téléspectateurs un peu de l’histoire du patrimoine viticole français et de leur donner l’envie de partir à la découverte des vignobles comme 10 millions de touristes l’ont déjà fait en 2016 » commente Joël Forgeau, Président de Vin & Société.

 

(source : communiqué de presse Vin et Société)

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Une journée avec … Athénaïs de Béru

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Athénaïs, c’est une sorte de chainon manquant entre Fifi Brindacier et Lalou Bize-Leroy. C’est la malice, le pétillement, l’étonnement associée à une expérience, un amour de la nature et une passion pour la vigne et le vin. Il lui a fallu une bonne dose d’audace pour quitter l’univers de la finance et sa vie parisienne et venir vivre à Béru en 2004, dans ce microscopique village de l’Yonne (une centaine d’âmes). De l’audace, mais pas d’inconscience. De la perspicacité aussi, et de la ténacité, pour imposer une viticulture biologique et biodynamique. Elle détonne dans l’univers du chablisien.

Béru c’est tout d’abord une magnifique propriété articulée autour d’un chateau, monument classé de style renaissance érigé sur des fondations du XIIIe siècle. Il appartient à la famille depuis plus de 400 ans. Dévasté par la crise phylloxérique, c’est le père d’Athénaïs qui a replanté l’ensemble du domaine dans les années 80. Le domaine compte actuellement 13 hectares, entièrement cultivé en bio et biodynamie…

Elle marche d’un pas décidé. Derrière le chateau, on découvre un clos ceint de murs : le Clos Béru, une parcelle d’un seul tenant que jouxte une petite parcelle, l’Orangerie. C’est un peu son jardin, alors elle les bichonne particulièrement. Malgré le travail de gestion du domaine, de commercialisation du vin et de suivi des élevages, elle met un point d’honneur à passer le plus de temps possible aux vignes avec son équipe, surtout lorsque les travaux sont rudes ou que le temps est maussade : quand il y a un coup de mou dans l’équipe, elle s’arrange toujours pour être là. Les journées sont parfois longues, des préparations biodynamiques aux aurores jusqu’à la gestion du domaine tard le soir. Mais la bonne humeur d’Athénaïs n’est que très rarement ternie. 

 

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Ce dimanche maussade d’avril, la vigne pleure, signe de la reprise de l’activité de la plante après la dormance hivernale, sorte d’hibernation végétale. Les branches ne sont pas encore « baissées », c’est à dire attachées au fil pour domestiquer sa pousse. La densité de plantation est de 6500 pieds par hectare. Les vignes ont en moyenne 30 ans et sont taillées en guyot double.  

Athénaïs attache une grande importance à la taille et s’attache à préserver un flux de sève optimum pour chaque cep. Les sols sont travaillés au cheval. Elle a également fait l’essai de mettre des moutons pour désherber les rangs du Clos Béru et espère bien essayer également avec des poules. En s’éloignant du Chateau, le paysage vallonné se dessine. Les coteaux voisins abritent les autres parcelles du domaine, notamment la Cote aux Prêtres qui offre une vue d’ensemble sur le Chateau et son Clos. 

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La cave est située dans une des ailes du chateau de Béru. Athénaïs privilégie des élevages plutôt long et y apporte un soin particulier. De 14 à 16 mois pour les Chablis, environ 18 mois pour le Chablis ORangerie et le Clos Béru (les deux parcelles adjacentes au château) et plus de 18 mois pour le Chablis Vaucoupin 1er Cru. Les vins ne sont ni collés ni filtrés, et les doses en soufre sont calculées au minimum. 

Trônant au milieu de la cave, un fût Stockinger de 600L, la haute couture de la tonnellerie qui prouve l’attachement d’Athénaïs au soin de l’élevage. Mais ce qui attire l’oeil c’est surtout une énorme amphore en terre cuite. Une amphore qui vient de Géorgie et dans laquelle elle effectue des macérations pelliculaires de raisins blancs pour produire des vins dits « oranges », une méthode ancestrale dans les pays méditerranéens tels que l’Italie ou la Géorgie justement. Au lieu d’être pressés directement après les vendanges, les raisins sont mis entiers dans cette amphore et n’en sortiront qu’une fois après que le vin aura été mis en bouteille. Les tanins (principalement contenus dans les peaux des raisins rouges mais qui existent aussi dans celles des raisins blancs) apportent une structure plus complexe à ces vins car la pellicule de la peau reste en contact avec le jus, une caractéristique qui plait beaucoup à Athénaïs.

A côté de ses cuvées « traditionnelles » de Chablis du domaine de Béru, Athénaïs s’est effectivement lancé un défi supplémentaire en créant un négoce. Ce négoce lui permet de travailler d’autres cépages comme le sauvignon de Saint Bris mais surtout de faire des vins rouges, car le domaine de Béru ne produit que des vins blancs. Elle a également fait un essai de pétillant naturel, un vin effervescent.  En cave comme à la vigne, il y a beaucoup d’énergie déployée et beaucoup d’émulation. 

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Les portes du Chateau franchies en passant sous un imposant porche où un cadran solaire et lunaire du 16e siècle nous renseigne, direction Chablis, où c’est jour de marché et où Athénaïs a ses habitudes, notamment chez son fromager, Sylvain. Un remède anti déprime tant par la qualité de ses fromages que par la jovialité de son accueil. Chablis est presque exclusivement dédiée à l’oenotourisme, on y trouve beaucoup de commerces de bouche et de caveau de dégustation. 

Mais quel meilleur endroit que le Chateau de Béru pour boire un verre de Clos Béru… Et comme Athénaïs aime faire partager sa passion pour ses vins, elle a créé un bar à vin éphémère dans les anciennes écuries du château qui ouvre exclusivement l’été. On peut y déguster les vins du domaine et du négoce associés à quelques tapas et petits plats faits maison et avec les produits du marché ou des producteurs locaux. Une initiative chronophage mais qui permet une dégustation unique. Pour prolonger un peu plus encore le séjour, la maman d’Athénaïs tient également des chambres d’hôtes au domaine. A Béru, on a le sens du partage en héritage et une joie de vivre furieusement contagieuse !

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Pour vous rendre au domaine :

Château de Béru, 32, Grande Rue , 89700 Béru – Tel : (33) 03 86 75 90 43

 

 

 

 

Une appli gratuite à télécharger : Bourgogne Rando Vignes

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Vous avez toujours rêvé de vous promener dans les vignes bourguignonnes avec Georges Clooney … c’est (presque) possible ! Téléchargez donc cette application gratuite qui vous propose des balades à travers les fameux « climats » de Bourgogne. Grâce à la géolocalisation, vous serez informé au fur et à mesure de votre route des vignes que vous traversez, des choses à ne pas rater … Vous pouvez déjà la télécharger ici !

Une application géolocalisée

Cette nouvelle application est ce que l’on appelle une appli « embarquée ». Concrètement, une fois téléchargée, les problèmes de réseaux se font oublier. L’application fonctionne à l’aide du mode GPS et permet une utilisation complètement offline sur le terrain. Ce mode, plus précis, permet d’éviter les problèmes de connexion liés aux lieux d’utilisation de l’application (perte de connexion, faible débit).

 

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Une application en mode promenade commentée

Tout au long des parcours, des points d’étape offrent de nombreuses informations concernant les climats et leur toponymie, l’histoire de la vigne, les spécificités géologiques du terrain… Contenus éditoriaux, audio ou visuels… Leurs fiches détaillées dévoilent tous les secrets du vignoble de Bourgogne, in situ. En termes d’ergonomie, les contenus audio se déclenchent autour des points d’étapes à l’aide de la géolocalisation. Selon la position de l’utilisateur, des alertes sonores indiquent leur proximité.

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Plusieurs journalistes ont travaillé à la rédaction des textes audio et à leurs enregistrements. François Berland, voix officielle de RFM et l’une des doublures Georges Clooney, s’est prêté notamment au jeu de l’enregistrement.

Enfin, un guidage audio se déclenche également automatiquement pour orienter l’utilisateur sur le bon itinéraire sans avoir à vérifier sur la carte. Impossible de perdre son chemin !

Aujourd’hui : Corton et Santenay, demain : le Château du Clos de Vougeot

Deux premiers circuits ont été retenus pour lancer l’application : le tour de la Butte de Corton (6km) et le circuit des Crêtes à Santenay (11km). D’autres sentiers sont déjà en préparation pour alimenter régulièrement le contenu, en Côte de Nuits notamment, autour du Château de Vougeot.

Une version anglaise sera également disponible à l’automne.

(Source : communiqué de presse Côte d’Or Tourisme)  Appli gratuite bourgogne rando climats

 

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Le pineau d’Aunis, atout atypique des Coteaux du Vendômois

C’est l’histoire d’un vignoble confidentiel, qui produit un cépage qui l’est encore encore plus. Une toute jeune appellation (l’AOC Coteau du Vendomois a été obtenue en 2011 seulement) à moins de 200km de Paris, au cœur du val de Loire  (voir ici). Un vignoble porté par une poignée de vignerons qui ont tous à cœur de faire découvrir leur cépage emblématique : le pineau d’Aunis, raisin rouge qui produit des vins gris et rouges. 

Le pineau d’Aunis tient son nom du village d’Aunis près de Saumur. Il s’appellait également autrefois Chenin noir ou Pinot d’Aunis, bien qu’il n’ait aucun lien avec le pinot noir … « Dans la vigne, c’est un cépage qui est très producteur. C’est tout le travail de maîtrise du vigneron qui va faire la différence » explique Michael Andry, directeur technique de la cave coopérative du Vendômois. Vinifié en vin rouge, la structure tannique arrive très tôt. Donc il faut trouver des méthodes pour avoir de la couleur, car c’est un cépage qui n’a pas beaucoup d’anthocyanes, donc son jus est très peu coloré, mais qui a beaucoup de tannins. Il faut donc trouver le juste équilibre. C’est tout l’art du vigneron, de sélectionner et de rechercher la méthode la plus adaptée. »

Benoît Brazilier, président du syndicat des vignerons du Vendômois, le pineau d’Aunis est un cépage qui permet de faire d’excellents vins de terroir. « On reste des petits domaines où on laisse travailler la nature tout en la guidant avec des moyens assez simples. Ici il n’y a pas de grands domaines technologiques. On fait des vins assez « terroir ». On adapte la technique, pour avoir des vins de qualité, tout en gardant l’esprit du terroir. Par exemple moi je travaille surtout sur les maîtrises des températures pendant les vinifications. Mais le plus gros du travail se fait en amont, à la vigne. Il s’agit de trouver les parcelles adaptées aux cuvées que l’on veut faire et de les conduire de manière à avoir une bonne maturité. »

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Ce cépage typique et atypique peut être vinifié en vin rosé (dit « gris ») ou en vin rouge.  Patrice Colin, vigneron à Thoré-la-Rochette, lui trouve un arôme bien caractéristique de pâte d’amande. « Un pineau d’Aunis qui est mûr, comme un chenin qui est mûr, n’est pas acide. Si on l’analyse en laboratoire, oui, il y a entre 5 et 6 grammes d’acidité. Mais quand on le déguste, cela ne se sent pas du tout. Au contraire, quand il est très mûr, on sent une certaine sucrosité, avec des arômes de pâte d’amande. On n’est pas sur les arômes de pamplemousse ou de citron, mais bien de pâte d’amande malgré les 6 grammes d’acidité. C’est ce qui compte. »

Vinifié en rouge, ce cépage qui est parfois dit « rustique » est très puissant. « Quand les gens ne connaissent pas, ils trouvent tout de suite que le vin est très poivré, très épicé. Ce sont des vins qui au bout de 3 ans s’ouvrent pleinement et donc les tanins se fondent. On trouve ici quelque chose que l’on ne trouve pas ailleurs. Il y a une vraie typicité de ce cépage » explique Michael Andry.

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Coup de Cœur

Mon coup de cœur (si je devais ne conseiller qu’une seule bouteille à goûter pour se rendre compte de la singularité de ce cépage, ce qui bien sûr, est une hérésie…), serait cette cuvée Intuition de Patrice Colin.

Un peu d’Oenotourisme

La région du Vendômois regorge également de curiosités touristiques comme le village de Lavardin. Classé parmi les plus beaux villages de France, il est surplombé d’un château médiéval aujourd’hui occupé par un petit troupeau de chèvres. La vue sur les coteaux du Loir est à couper le souffle.

Vous pouvez également vous rendre la Maison du vin et des produits du terroir Vendômois à Thoré-la-Rochette qui propose à la vente les vins des différents producteurs de l’appellation. Un autorail authentique des années cinquante qui offre une ballade commentée de 2h45  à la découverte de la vallée du Loir y dépose ses passagers pour une dégustation de produits régionaux. Coteaux du Vendomois2- Copyright Marthe Henry : L'actu du vinCoteaux du Vendomois - Copyright Marthe Henry : L'actu du vinCarte vignoble LoireSuivez les vins de l’AOC Coteaux du Vendômois sur Facebook 

Merci à Michèle Piron Soulat pour cette belle découverte !

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Mes vacances en Bourgogne #3 de Beaune à Autun en passant par ma cuisine

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À Beaune, capitale des vins de Bourgogne, il existe un endroit dédié à l’eau : le parc de la Bouzaize, situé aux pieds des vignes de la Côte de Beaune. Les 5 hectares de ce parc ont été acquis entre 1886 et 1910, notamment au moment de la crise du phylloxéra par le maire, Paul Bouchard. Il avait souhaité acquérir les terrains aux abords de la source de la rivière nommée « La Bouzaise » afin d’assurer la qualité d’approvisionnement en eau de la population beaunoise.

Conçu sur le principe d’un parc à l’anglaise, la végétation existante a été partiellement conservée, notamment les aulnes. En 1930, un élevage piscicole est mis en place au sein du parc dans une cabane située au milieu du lac (on en conserve une image précise grâce aux cartes postales de l’époque). Truites et brochets peuplaient alors le grand bassin. Vers 1940, un parc animalier est également créé. Un enclos pour les daims est aménagé. D’autres animaux seront ensuite introduits dans les années 1960.

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Ce parc dont l’accès est libre est particulièrement appréciable pour sa fraicheur et sa tranquillité l’été. On peut venir y lire sous les platanes. Les enfants peuvent profiter de l’aire de jeux, profiter de animaux peu farouches. Mais l’activité la plus prisée de tous reste le canotage. En cœur de la ville, c’est un endroit idéal pour se promener en famille.

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De retour à la maison, mettons nous en cuisine pour réaliser des brochettes de poulet marinées aux épices. Une recette simple, facile, économique mais tout à fait délicieuse.

Ingrédients (pour 6 brochettes) :

– 4 escalopes de poulet

– 2 citrons verts

– 1 poivron rouge

– 1 yahourt

– ail, gingembre, coriandre, paprika, cumin, curcuma, sel, poivre

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Découper les escalopes de poulet en assez gros dés. Pressez les citrons verts et versez le jus sur les morceaux de poulets. Ajoutez deux gousses d’ail écrasées (ou coupé finement si, comme moi, vous n’avez pas de presse-ail) ainsi que des lamelles de gingembre frais. Ajoutez ensuite les épices : grains de coriandre, curcuma, curry, paprika, cumin, piment. Enfin, ajouter le yahourt blanc (type brassé). Mélangez et réservez au frais pendant 2h.

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Constituez ensuite les brochettes en alternant viande marinée et morceaux de légumes. Poivron, tomates, oignons, selon ce que vous avez à disposition.

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Pour accompagner ces brochettes de poulet mariné aux épices, j’ai choisi un Riesling alsacien : le Clos Saint-Odile de Pierre Sparr. Le Clos Saint-Odile est un clos qui a été formé à partir du XVIIe siècle. Il est composé de 15 hectares en terrasse, entouré de murs en grès roses. Ce Riesling aromatique et légèrement citronné s’accorde parfaitement avec ces brochettes de volailles doucement relevées.

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Direction la ville clunisienne d’Autun pour une promenade placée sous le signe de l’histoire bourguignonne. Incontournable monument de cette ville d’histoire : la cathédrale Saint-Lazare. Construite au XIIe siècle pour accueillir les pélerins venus se recueillir sur les reliques de Saint-Lazare elle est un exemple exceptionnel de l’art roman bourguignon du XIIe siècle. Cet édifice clunisien est bâti sur le modèle de l’abbatiale de Paray-le-Monial.

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Autour de la cathédrale, n’hésitez pas à vous promener dans les ruelles étroites. On y découvre de très jolies maisons à colombages. Autun possède plus de 50 monuments classés ou inscrits à l’inventaire des Monuments historiques, témoins de 2000 ans d’histoire. Car outre les vestiges médiévaux, on peut aussi découvrir ceux de la cité romaine : Augustudunum. Quatre kilomètres et demi de remparts gallo-romains  sur les six qui protégeaient la ville sont encore visibles, ainsi que deux portes romaines, le théâtre antique, la pierre de Couhard (monument funéraire) et le temple dit de Janus (ci dessous en photo).

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Cette journée d’été sous le soleil bourguignon se termine par la découverte du Clos de la Chaise-Dieu 2011, monopole du Château de Santenay. Le Château de Santenay est appelé également Château Philippe le Hardi car il a appartenu au Duc de Bourgogne. C’est d’ailleurs ce dernier qui a imposé le pinot noir comme le seul cépage reconnu pour ses qualités à produire les vins rouges de Bourgogne. Le Château est aujourd’hui la propriété du Crédit Agricole.

Et encore un grand merci à mon chauffeur-accompagnateur, qui en plus d’être un chouette guide touristique cuit les brochettes à la perfection !

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Chablis Daniel Etienne Defaix Copyright Marthe Henry

Pourquoi partir loin ? Et si on allait à Chablis ? Rendre visite à Daniel-Étienne Defaix qui nous fait saliver depuis si longtemps avec sa Cuisine au vin … À mi-chemin entre Paris et Beaune, c’est l’étape idéale sur la route des vacances !

Une fois arrivé à Chablis, difficile de rater la maison Defaix. Daniel-Étienne a été l’un des premiers vignerons à penser l’œnotourisme et à le mettre en pratique en permettant aux curieux de déguster, se restaurer et dormir dans un environnement vigneron. En bref : il veut ouvrir les portes (comme sur son logo). Sa cave / restaurant qu’il appelle « mâchon vigneron », La cuisine au vin, en est un très bel exemple. Au rez de chaussée on trouve la cave, seul caveau de dégustation du domaine, et à la cave on trouve le restaurant. Vous suivez ?

Chablis Daniel Etienne Defaix Copyright Marthe HenryChablis Daniel Etienne Defaix Copyright Marthe Henry

Le décor est assez insolite. Une immense cave (qui peut accueillir jusqu’à 300 personnes). Ou plus exactement 7 caves de maisons différentes qui ont été reliées les unes aux autres pour créer cet espace tout en pierres millénaires. Et au milieu de ces vieilles pierres, un mobilier design, transparent et couleur verre-or Chablis. Commandé spécialement par Daniel Étienne à une promotion de jeunes designers pour laisser passer la lumière et mettre en valeur la cave. Il leur a depuis cédé le brevet de ce mobilier unique.

Qu’est ce qu’on mange ? La cuisine y est traditionnelle mais exigeante dans le choix des produits. On y trouve des volailles et agneaux des environs, des fromages de chèvres fermiers du village voisin et des fruits et légumes du jardin de Daniel-Étienne entièrement cultivé au naturel, sans produits chimiques. Le concept : retrouver le goût des plats de nos grands mères et se faire plaisir en toute simplicité.

Qu’est ce qu’on boit ? Il n’y a pas que du Chablis à la carte ! Il y a aussi de très jolies références d’autres coins de Bourgogne et même de plus loin encore. Conseillée par le maitre des lieux, j’ai goûté cet excellent sauvignon bourguignon : le Saint Bris de Gérard Persenot, parfait avec la terrine de Lapin (avec des vrais morceaux de vrai lapin). Nous avons ensuite poursuivi avec « le roi des vins, et vins des rois » comme l’appelle Daniel-Étienne : le Chablis 1er Cru les Lys 2002. Un vin qu’il qualifie de « vin intellectuel », qu’il faut goûter pour apprécier, qui ne se livre pas complètement au premier abord. Le contraire d’un « vin putassier ». Sublime avec une assiette de fromages, du cru évidemment.

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Petite balade sur les hauteurs de Chablis ensuite pour mieux comprendre ce que Daniel-Étienne m’a expliqué sur le sol « kimméridgien » ( type de sol qui date du Jurassique supérieur, une marne argilo-calcaire avec de très nombreuses petites huîtres fossilisées). Les presque trente hectares que compte son domaines sont situés uniquement dans les meilleurs terroirs. Vous ne trouverez aucun « petit Chablis pas cher » chez lui. Vous trouverez en revanche des Chablis vieilles vignes, des Chablis Premier Crus (Les Lys, Vaillon et Côte de Léchet) et des Chablis Grands Crus (Blanchot et Grenouilles).  C’est également un des rares domaines à commercialiser des millésimes agés de 5 à 8 ans pour les 1er Crus.

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Un Grand Merci à Daniel-Étienne pour son accueil si naturel et si prévenant. Merci pour avoir pris le temps. Et un grand bravo pour ce Chablis Les Grenouilles 2005 (que je n’ai pas réussi à conserver dans ma cave…) qui a changé la face de cette andouillette ! Rendez vous demain pour la suite de mes vacances en Bourgogne à Beaune. (Merci spécial à mon gentil accompagnateur-chauffeur aussi).

Domaine Daniel-Étienne Defaix, 14 Rue Auxerroise, 89800 Chablis. Tél / Fax : +33(0)3 86 42 14 44. 

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Château Sainte Roseline : grand cru rosé et site classé de Provence

Château Sainte Roseline, c’est un rosé de Provence fameux, un grand cru classé même, qui fait la renommée du domaine. Mais un point d’honneur est mis aussi à la réalisation de grands vins blancs et rouges, qui comptent pour 45% dans la production du domaine. La propriété viticole en elle même compose un patrimoine exceptionnel, tourné depuis des années vers l’œnotourisme. Visite guidée avec Aurélie Bertin, la pétillante propriétaire de ce domaine séculaire.

Un domaine viticole vieux de plus de 7 siècles

Depuis le 10e siècle il y a des traces de l’existence de ce domaine, mais c’est vraiment au milieu du 11e siècle qu’un ermite s’est installé ici parce qu’il y avait une source. Un oratoire puis une abbaye ont été créés. Sainte Roseline était la mère prieure de cette abbaye au 14e siècle et à son décès en 1329, elle a été inhumée dans le cloître. Son corps repose toujours aujourd’hui dans la chapelle sous une chasse de cristal. Sainte Roseline était la protégée de l’évêque de Fréjus et c’est cet évêque qui a créé le vignoble du Château Sainte Roseline au 14e siècle, il est ensuite devenu Pape en Avignon.

C’est un vieux domaine qui a plus de 7 siècles d’histoire de culture de la vigne. On a acquis ce domaine en 1994, mes parents ont restructuré le domaine et reconstruit les caves. Ce qui est important, c’est que cette fameuse source, à l’origine du domaine, existe encore aujourd’hui et permet de produire les 400 000 bouteilles annuelles du domaine ainsi qu’une irrigation naturelle du vignoble.

Ce domaine est chargé d’histoire et pour nous, c’est très important. On essaye de l’ouvrir le plus possible pour le faire découvrir aux visiteurs. On fait visiter les caves mais aussi toute la partie historique du Château, le cloître, la chapelle.On explique l’histoire de ce domaine. Il est connu pour ses vins, qui sont crus classés, mais aussi pour son site, classé monument historique.

L’ouverture à l’œnotourisme est primordiale car les gens qui sont venus visiter les caves, qui ont entendu l’histoire du domaine, se souviennent de nous. On a de la chance d’être dans une région extrêmement touristique, ce qui nous fait une publicité énorme dans le monde entier. J’ai pris la relève de mes parents ici au domaine en 2007 et c’est une très belle histoire qui se perpétue. J’espère que mes enfants continueront aussi !

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Seulement 55% de rosés, et un gros travail sur la qualité des vins

On a vraiment fait un gros travail au niveau de la qualité des vins. On met tout en œuvre pour faire des vins de grande qualité. La différence entre un rosé sur le fruit, qu’on peut boire tous les jours autour de la piscine ou à la plage et un rosé de gastronomie, c’est vraiment la structure en bouche. Beaucoup de rosés sont très agréables, très aromatiques, mais sont souples et assez simples en bouche. Les rosés de garde ont beaucoup de matière en bouche, ont une belle structure et peuvent être associés à une cuisine puissante et gastronomique. Un cépage comme le mourvèdre, qu’on utilise beaucoup dans nos cuvées haut de gamme, est un cépage qui a de la structure.

Le rosé ne représente que 55% de la production du domaine, alors que la plupart des producteurs de l’appellation lui consacrent environ 90% de leurs productions. Aurélie Bertin défend ce choix de produire également 30% de rouge et 15% de blanc : « On peut faire de très grands blancs et de très grands rouges ici. Sainte Roseline a toujours été un terroir excellent pour les rouges. On a des sols argilo-calcaires et il y a toujours eu de très grands rouges au Château Sainte Roseline donc quand on a repris la propriété, on a continué sur cette lignée là. On a replanté beaucoup de syrah et de cabernet sauvignon. Je pense qu’en Provence, on a la chance de pouvoir travailler avec de nombreux cépages pour les rouges (syrah, grenache, cabernet sauvignon, carignan) donc on peut faire de très belles choses en rouges.  »

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Un grand merci à Eric pour m’avoir fait rencontrer Aurélie, découvrir ce très bel endroit et déguster ces vins d’exception.

Pour en savoir plus, vous pouvez voir ce magnifique reportage vidéo par Obiwine, lire également l’article de Miss Vicky Wine, et celui de Nina. Et à voir, l’interview d’Aurélie Bertin par La Revue du Vin de France