Vendanges 2016 en Côte de Beaune : un millésime prometteur mais trop rare

En Bourgogne, les vendanges battent leur plein sur la Côte de Beaune, la plupart des vignerons entre Santenay et Ladoix ayant déjà commencé la récolte de rares mais très beaux raisins. Le fort coup de gel du 28 avril a détruit une grande partie de la récolte. Les raisins qui avaient survécu ont subi une très violente attaque de maladie, le mildiou, qui a également impacté la quantité de raisin. A l’heure du bilan, les vignerons sont résignés face à une récolte très faible voire catastrophique pour certains. Un constat d’autant plus amer que malgré le gel et les maladies, les raisins récoltés sont très sains et ont un fort potentiel qualitatif. Choses entendues, de Chassagne à Savigny, chez quelques vignerons en cours de vendanges…

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  • Chez David Croix à Beaune (Domaine des Croix)

« Je m’attendais à ce qu’il n’y ait pas beaucoup de raisin… et cela se confirme malheureusement! Les conditions climatiques de cet été nous ont fait beaucoup de bien sur l’état sanitaire, c’est sur. Je suis assez surpris de l’état sanitaire dans l’ensemble d’ailleurs. Les raisins sont superbes cela me rappelle ce que l’on a pu voir en 2015, 2009, il y de superbes raisins. Le problème c’est qu’il n’y en a pas, c’est dommage. Surtout sur Beaune ou Corton. Je compte 3 hL/ha dans les vignes les plus gelées et jusqu’à 10hL/ha. On s’y attendait, on avait fait des comptages de raisins et on savait qu’on aurait des rendements très bas. J’ai entendu dire ici ou là qu’il y avait eu des bonnes surprises mais il n’y en a pas eu chez nous ! »

« Les peaux des raisins sont assez épaisses. Les degrés ne crèvent pas les plafonds mais il y a de jolis équilibres. Les raisins sont sains. J’attends de goûter les jus pour juger mais pour l’instant ceux que j’ai goûté sont purs et droits. Je suis juste déçu de la quantité. Tout le reste est bien. On n’est pas fatigué vu qu’il n’y a pas de raisin à rentrer, on essaye de positiver mais il n’y a pas de récolte au final. J’ai même pas regardé les chiffres, je n’ai pas envie de les voir mais en gros je vais faire une quinzaine de pièces (*tonneau bourguignon de 228 litres) pour une surface de 6,5ha. Normalement, avec une belle année ont peut en faire entre 90 et 100. »
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« Je suis très content de ce que je vois sur la table de tri, les raisins sont beaux, on a envie de les manger, ils sont sains. Mais il n’y en a pas, donc c’est quand même la déception qui l’emporte au final, et pas qu’un peu ! On a pas utilisé beaucoup de matériel, on fait des petites journées, on y passe beaucoup moins de temps mais c’est un peu déprimant, on a envie de passer à autre chose. Heureusement que les raisins que l’on rentre sont beaux, si on avait du trier à cause d’attaques de botrytis par exemple, là ça aurait été le calvaire jusqu’au bout… »

  • Chez François de Nicolae à Savigny les Beaune (Domaine Chandon de Briailles)

Chez François, une large partie du domaine a été frappée par le gel : « Sur ces vignes là on n’a pas du tout de rendement, on est entre 5 et 8 hL/ha. On va les vendanger entre nous en petite équipe, histoire de faire quelques pièces de vins quand même … J’ai même l’intention à priori de tout assembler. Ce n’est pas la peine de faire une pièce de chaque parcelle de Savigny, je ne vais pas faire des micro vinifications. Ce que l’on va faire c’est que l’on va assembler tous les Savigny village pour n’en faire qu’une seule cuvée à priori. C’est quand même une année très particulière, j’espère qu’on n’en aura pas d’autres comme ça ! »

« Dans les parcelles qui avaient gelé, sur le peu de raisin qu’il restait a en grande partie disparu à cause de la très forte attaque de mildiou.  Cette attaque a été plus prononcée sur les vignes qui avaient gelé parce qu’elles étaient fragilisées. On est en biodynamie donc pour contrer une telle attaque de mildiou sur raisin c’était très compliqué. Globalement on a assez bien réussi on a pas trop perdu de ce côté là. »

« Nous sommes relativement chanceux parce qu’au domaine on a une petite partie de nos vignes sur Corton. La colline de Corton a très peu voire pas du tout gelé. Là on a une récolte à peu près normale et là on est sur une année très qualitative parce que nous avons eu un très bel été, suffisamment chaud, presque trop sec même. Au final on a des raisins qui sont bien mûrs, super équilibrés, avec des jolis tanins bien mûrs, donc on s’attend à faire de très beaux vins de ce côté là. »

« Pour le gel il n’y a rien à faire, biodynamie ou pas … Mais pour ce qui est de la maturité du raisin, même si on n’a jamais de gros rendements (environ 25 hL/ha), on a obtenu de meilleures maturités que les copains ! On constate des écarts de plus de deux degrés ce qui est quand même important. Je crois que grâce à la biodynamie le cycle de végétation de la vigne se déroule beaucoup mieux et la règle des cents jours après la fleur se vérifie. »

  • Chez Nicolas Mestre à Meursault (Domaine Michelot)

« La veille des vendanges on était pas sereins du tout. On a commencé par les vignes les plus touchées par le gel pour voir la qualité des raisins, voir les degrés d’alcool potentiel. Sur ces vignes là (Bourgogne et Meursault villages de bas de coteaux) on a fait des rendements entre 15 et 20 hl/ha. Pour le reste, les Meursault au dessus du coteau (les Narvaux) donnent à peu près de bons rendements. Les Meursault premier crus aussi donnent de bons rendements avec une qualité  satisfaisante avec des raisins beaux et sains. On a des degrés d’environ 11,5 – 11,7 pour les Bourgogne, 11,5 – 12 pour les Meursault village, 12,5 pour les permier crus et on arrive même à 12,7 pour les Meursault premier crus Genevrières qu’on a vendangé hier. »

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« Ca a mal commencé, mais on a quand même plus le sourire qu’en début de vendanges ! On s’attendait à avoir des pH un peu élevés à cause du mois d’août très sec, mais au final on a des pH compris entre 3,15 et 3,20 ce qui est tout à fait correct. Nous on cherche a faire des vins plutôt sur la fraicheur, donc il nous faut des pH assez bas et une bonne acidité. On a vraiment eu peur avec la sécheresse de cet été, on a quasiment eu un mois et demi sans précipitations, il y avait vraiment un manque d’eau. Le raisin commençait à flétrir, les feuilles commençaient à jaunir voire à tomber. La pluie du week end dernier à vraiment fait du bien. Les baies se sont gorgées un peu d’eau, la vigne a respiré et nous aussi ! »

  • Frédéric Lafarge à Volnay (Domaine Lafarge)

« Sur les vignes qui n’ont pas gelées on a de très jolis rendements qui correspondent au rendements habituels, entre 37 et 38 hl/ha pour des premiers crus. Donc c’est une belle récolte avec un maximum de qualité. Sur les vignes gelées, on a une récolte très faible mais la vigne a très bien repoussé. On a fait fait beaucoup de valériane au moment du gel (il y en a eu quatre en quelques jours) et on constate qu’il y a quand même une petite récolte avec des raisins très murs et une maturité très homogène. »

« La biodynamie a beaucoup apporté à la vigne. Elle bénéficie d’une meilleure résistance et d’une meilleure capacité de repousse. Elle a mieux su gérer le stress induit par le gel qui a été très violent pour la plante. Surtout pour des vignes comme les nôtres qui avaient grêlé trois années consécutives récemment (2012,2013 et 2014). Malgré tout, les vignes sont bien reparties ce qui laisse augurer de bonnes perspectives pour 2017 en croisant les doigts ! »

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« On est sur un grand millésime, mais un millésime de vigneron, où on est récompensé de l’implication du travail de tout le monde dans les vignes parce que c’était vraiment très compliqué à gérer dans les vignes entre le gel et le mildiou. La dégustation des raisins est top. Ensuite les rapports sucres/acides, le faible taux d’acide malique, il y a tout ! Il y a un très bel équilibre, vraiment remarquable. Quand on goûte les jus, il y a une pureté du fruit avec une belle tension minérale. Déjà dans les jus on sent de manière très pure la finesse de chaque terroir cette année ».

  • Chez Armand Heitz à Chassagne Montrachet (Domaine Heitz-Lochardet)

« Sur certaines parcelles on s’attendait même à ne pas vendanger du tout  ! Avant que les vignes ne gèlent, il y avait un fort potentiel de récolte mais au final on arrive a trouver quelques hectolitres par parcelle grâce à une bonne pratique viticole, au printemps humide et au bel été. On obtient 7 à 10 hl/ha pour les parcelles les plus touchées et on arrive à des rendements autour de 20 hl/ha pour les vignes moins touchées. Les vignes qui n’avaient pas gelé ont des rendements normaux. »

« Il est encore un peut tôt pour parler de la qualité, chaque vigneron a sa propre définition de la qualité. Les résultats des premières analyses montrent des équilibres acides maliques et acides tartriques assez similaires à ceux de l’année dernière ce qui est assez étrange vu qu’on n’a pas eu le même profil de millésime mais c’est très prometteur. On a une richesse en sucres un peu moins importante que l’année dernière (normal, le début de saison a été moins ensoleillé) mais rien d’alarmant. On aura quand même certainement un millésime très qualitatif. »

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« Au domaine, on sauve les meubles. On s’attendait même à avoir une année plus difficile. J’ai vraiment dû naitre sous une bonne étoile comme l’avait écrit Laurent Gotti (*journaliste All About Burgundy, cf article icipuisque même sur mes parcelles gelées, il y a eu des zones protégées et épargnées et qui ont donc donné un peu de raisin. Ce n’est pas le cas de tout le monde malheureusement »

 

Pour aller plus loin : 

Revoir le reportage sur les conséquences du gel en Bourgogne ici

Voir ce reportage sur le millésime 2014 en Bourgogne ici

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Après le gel en Bourgogne, les vignerons sont dans l’expectative

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Deux semaines après l’épisode climatique qui a gelé une grande partie du vignoble bourguignon, les vignerons font leurs comptes dans les vignes. Entre résignation et fatalisme,  ils attendent que la nature soit plus clémente, faute de mieux. On fait le point avec deux jeunes vignerons de Côte de Beaune : Armand Heitz (Domaine Heitz-Lochardet à Chassagne-Montrachet) et Thibault Clerget (Domaine Yves Clerget à Pommard).

Cela faisait des années que la Bourgogne n’avait pas connu d’épisode de gel, et encore plus de cette ampleur. Une hydrométrie élevée et des températures négatives trois nuits d’affilées ont eu raison d’une bonne partie des jeunes feuilles et embryons de grappes qui avaient commencé à poindre sous les soleils printaniers. Même les anciens n’ont jamais vu cela : que certaines parcelles soient sensibles au gel, c’est bien connu, mais là, même des parcelles de premiers et grands crus en coteaux ont été décimées (alors que des endroits dits « gélifs » s’en sortent bien »). 


Au premier rang des appellations touchées, on trouve les Hautes Côtes de Beaune, Chassagne-Montrachet et Meursault. Sur sa parcelle de Meursault en la Barre, Amand Heitz n’a aucun mal à estimer les dégâts : on ne perçoit que quelques pousses vertes au milieu d’un océan de pousses grises et sèches, grillées par le gel. « Cette parcelle est touchée à 80%, donc d’une part le travail pour essayer de remettre cette vigne en état pour l’année prochaine va être énorme, d’autre part le potentiel de récolte est réduit de 80%. Les anciens racontent que sur des vignes gelées comme ça, on ne récolte parfois qu’un seau de raisin par rang… » Au hasard il désigne un pied de vigne :

 » Voilà un bon exemple, il y a une pousse qui a été épargnée, tout le reste est gelé et ne donnera rien. Les bourgeons secondaires sur lesquels on fondait beaucoup d’espoir ont pour une bonne partie été gelé aussi. On sait que ces bourgeons ont par nature une piètre fertilité, donc même s’ils venaient à se développer, le rendement de la récolte 2016 est considérablement amoindri… ». En quittant Meursault pour Pommard, le constat est sensiblement le même, sur l’ensemble de son domaine, Thibault Clerget estime une moyenne de 70% de pertes. « J’ai une parcelle de Meursault Santenots qui est touchée à 100%. C’est le seul vin blanc du domaine, donc je n’aurais pas de vin blanc, ou quasiment pas, pour le millésime 2016 ». 

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Que faire ? Pas grand chose. « Le mot d’ordre aujourd’hui c’est d’attendre » explique Armand Heitz. « Il faut voir ce qui va repousser et laisser la vigne reprendre son cycle de croissance. Par la suite, tout au long de la saison, il va falloir aider la vigne en la protégeant contre les cryptogammes, en lui faisant des apports sous forme de complément foliaire si besoin. Une importance particulière sera à apporter aux travaux en verts pour permettre la taille de l’année prochaine. » Un des problèmes auquel les vignerons vont devoir faire face dans un premier temps c’est le timing justement. Car les parcelles gelées sont « en retard » sur celles qui n’ont pas été touchées, ce qui pose des problèmes pour élaborer les calendriers de traitements liés au stade de développement de la plante. Mais ce décalage pourra également se constater au sein d’une parcelle gelée : « le travail que l’on appelle le relevage va être particulièrement compliqué » explique Thibault Clerget.  » Les pampres qui auront été peu touchés par le gel vont pousser normalement, alors que les autres ne seront pas assez grands. »

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Le problème majeur, c’est que ce gel arrive dans un contexte plus que tendu en Bourgogne. Les caves sont vides, il n’y a pas de stock après des épisodes grêleux successifs et un millésime 2015 certes qualitatif mais trop peu quantitatif. « Cela va faire deux ans que j’ai repris le domaine » raconte Thibault Clerget. » Mon père est officiellement en retraite mais j’espère qu’il va me donner un coup de main ! J’ai commencé avec le millésime 2015, c’est un très beau millésime mais qui en quantité n’est pas énorme. On fait environ 30% de moins que sur un millésime normal. On avait prévu d’embaucher deux saisonniers, on ne pourra pas les prendre. Cela fait trois ans que certaines de nos vignes souffrent de la grêle, c’est déjà pour ça que la récolte de 2015 était moindre, alors le stress du gel en plus on va voir quel impact celà aura. Il y a eu un fort épisode en gel en 1981, je n’étais pas né, mais d’après mon père ça a été très compliqué, même si en 1982 ils ont fait une belle récolte. On va espérer que ça sera le cas en 2017! »

Les vignerons bourguignons jouissent souvent d’une image de nantis mais très peu d’entre eux sont propriétaires de la totalité de leur parcellaire de vignes et le prix des fermages est indexé sur le cours du vrac qui a déjà atteint des sommes astonomiques. Beaucoup ont du mal à se relever après plusieurs années de vache maigre et espèrent une « bonne année » qui ne vient pas. Armand Heitz s’est installé en 2012 en Bourgogne : « Après plusieurs épisodes de grêles et une petite récolte 2015, je subis ça depuis que je suis arrivé donc j’ai appris à faire avec ces aléas depuis mon installation. Mais ce que j’espère avec un événement d’une telle ampleur, c’est que quelque chose bouge, du côté des paiements des cotisations patronales MSA, ou sur les règlementations VCI et VSI. »

Une campagne 2016 qui vient seulement de commencer mais qui s’annonce déjà comme celle d’un millésime hors norme en Bourgogne, entre grêle précoce dans le Macônnais et gelée tardives en Côte d’Or, des phénomènes jamais vu de mémoire d’ anciens à cette ampleur là. 

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Voir également l’article de Bourgogne Aujourd’hui  et de Laurent Gotti

Voir mon reportage sur la grêle dans le Macônais au domaine Robert Denogent 

Vendanges 2014 : un millésime prometteur en Bourgogne

Grêle, été maussade, pourriture acide … on attendait la récolte 2014 avec une certaine inquiétude en Bourgogne. Maintenant que les vendanges sont finies, premier bilan de Puligny-Montrachet à Nuits Saint Georges de ce millésime qui s’annonce finalement très prometteur. 

Petit pincement au coeur ce samedi après midi pour Nicolas Faure, c’est la première fois qu’il vendange la vigne qu’il vient d’acquérir, lui le jeune néo vigneron, bourguignon d’adoption. Une première fois qui a failli être ternie par un phénomène nouveau en Bourgogne et particulièrement préoccupant en Côte de Nuit : une pourriture acide qui donne au raisin un goût de vinaigre. Elle est transmise par un insecte.

« Le fameux drosophile Suzuki… tous les vignerons avaient ce mot là sur les lèvres en septembre! C’est un moucheron qui vient piquer, altérer la baie de raisin et qui favorise le développement de la pourriture acide » explique le jeune vigneron. Cette pourriture, contrairement au botrytis par exemple ne présente que des inconvénients pour la qualité du futur vin. « J’en ai eu un peu, mais je suis passé dans mes vignes de Nuits Saint Georges deux semaine avant vendanges, j’ai enlevé toutes les grappes touchées pour que ça n’impacte pas la vendange. Il restait encore quelques foyers mais les vendangeurs les ont très bien triés donc je suis assez satisfait du résultat . On verra ce que cela va donner en cuve mais pour le moment je suis agréablement surpris ».

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Une stratégie préventive payante également au domaine de Chassorney à Saint Romain : « nous trions tous les raisins sur pied. On part du principe que toute grappe pourrie contamine directement tous les raisins qui sont dans la caisse, donc le tri se fait directement à la vigne. On encuve ensuite directement en vendange entière dans nos cuves bois tronconiques.

On est très satisfaits, les analyses sortent et il y a de très beau degrés alcoliques naturels, de très bons pH, de belles acidités totales. On rentre de la belle vendange, ça fermente bien sans dépasser 22-23 degrés. Il n’y a pas besoin d’avoir beaucoup d’action physique sur les raisin, les couleurs sortent très bien. C’est un millésime qui est facile à vinifier et c’est ce qui fait les grands millésimes. On a le profil d’un beau millésime qui ressemble un peu à 2010 je trouve. Après des millésime comme 2012 et 2013, cela fait du bien … »

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Malgré la grêle du 28 juin qui a ravagé le domaine en grande partie (quasiment 50%), on est très content du résultat au domaine Rougeot à Meursault. « On a eu de grosses surprises à la vendange ! Les raisins étaient magnifiques. Même les raisins grêlés sont tombés et ne nous ont pas gêné durant la récolte. Elle est arrivée en très bon état sanitaire à la cuverie. Pour l’instant on a un très bon a priori pour ce millésime …

Les moûts (jus de raisin en fermentation) sont très équilibrés, avec de belles acidités tartriques quelle que soit la couleur des raisin, et qu’ils aient été impacté pat la grêle ou non, ce qui est surprenant. Les parcelles atteintes par la grêle ont des taux de sucre un peu plus bas. Hormis une petite chaptalisation sur ce qui a été grêlé, où il manque aux alentours de 0,5 degré, on ne va toucher absolument à rien que ce soit pour les acidités ou les sucres »

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Cette qualité de récolte était plutôt inespérée après une campagne 2014 en dents de scie. « En juillet et aout, on a vraiment eu une mauvaise météo. » explique Jean Michel Chartron du domaine Chartron à Puligny Montrachet. « Mais on est vraiment bénis des dieux parce que du 15 aout au 11 septembre, date à laquelle on a commencé à vendanger, on a eu un temps radieux, avec un vent du nord qui a permis de sécher les raisins, ce qui a empêché le développement d’une certaine forme de pourriture et a concentré le jus des raisins. On arrive maintenant à des moûts parfaitement équilibrés, avec pas mal de sucres donc de très jolis alcools potentiels, pas mal d’acidités…

Analytiquement, on a tout ce qu’il faut pour réussir un grand millésime. Le seul problème c’est que ce vent du nord, en séchant et en concentrant les raisins a fait baissé leur volume de jus. On a donc des rendements moins importants que ceux auxquels on s’attendait. Il y avait une belle sortie de raisin, avec pas mal de grappe, mais peu de jus. D’habitude pour faire un fût (tonneau bourguignon de 228 litre de contenance), on estime qu’il faut 310 à 320 kg de raisins. Cette année il fallait compter aux alentours de 350kg, cela fait quand même une différence de 10% ».

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2014 s’annonce donc comme une bonne surprise autant pour les blancs que pour les rouges. Avec pour seul bémol des rendements assez faibles, surtout pour les blancs, grevé bien évidemment par la grêle du 28 juin dans les appellations de Beaune, Pommard, Volnay et Meursault notamment. « C’est très bon, mais il n’y a pas beaucoup de jus », voilà ce qui se disait autour des pressoirs… Pas beaucoup de jus, mais toujours plus qu’en 2012 et 2013, à en croire par la pénurie de fûts d’un ou deux vins constatées chez certains vignerons au moment d’entonner leurs vins !

Pour en savoir plus :

– Domaine Nicolas Faure, 6 r Gabriel Bachot 21700 Meuilley

Domaine de Chassorney, Fréderic Cossard, 21190 Saint Romain 

Domaine Rougeot, 6 Rue André Ropiteau, 21190 Meursault

Domaine Jean Chartron, Grande rue, 21190 Puligny Montrachet 

 

A voir aussi : 

Clichés sur les vendanges 2013 en Côte d’Or

Fête des vendanges : visite guidée des vignes de Montmartre

20 clichés sur les vendanges

 

 

Ma semaine en images ! #1

Chassagne vigne ©Marthe Henry - L'actu du vin

J’instaure une nouvelle rubrique sur ce blog pour ceux qui ne me suivent pas sur Facebook ou Instagram et aussi pour garder une trace des choses que j’apprends au fil de ma formation, des découvertes que je fais et des belles bouteilles qui croisent mon chemin. Au programme cette semaine, des outils, des fléaux, deux belles bouteilles et une fête œnotouristique incontournable …Bêche trous vigne ©Marthe Henry - L'actu du vinOn commence à voir des ébauches de grappes dans les vignes. Il est temps de faire les derniers repiquages : remplacer les pieds morts arrachés pendant l’hiver par des greffes (je reviendrai très prochainement sur ces greffes dans un article consacré à la pépinière Colin à Sainte Marie la Blanche que j’ai eu la chance de visiter). Tous les ans il faut procéder à ces remplacements. Pousse de vigne ©Marthe Henry - L'actu du vinGel vigne ©Marthe Henry - L'actu du vinNoctuelle vigne ©Marthe Henry - L'actu du vinLe week-end de Pâques, la vigne a souffert de quelques gelées matinales. On peut constater dans les vignes que certains bourgeons ou jeunes pousses ont été touchés … Autre fléau pour les jeunes pousses, les « mange-bourgeons », des sortes de chenilles qui comme leur nom l’indiquent, mangent les bourgeons ! Ici une « noctuelle », qui n’est active que la nuit et passe la journée recroquevillée sur elle même.
Plantation sécheresse ©Marthe Henry - L'actu du vin
Fiche cul plantation vigne ©Marthe Henry - L'actu du vin

L’outil de la semaine : le « fiche-cul » (l’outil vert ci dessus) ! J’ignore s’il porte ce nom dans toutes les régions, et j’ignore surtout la provenance de ce nom. Il est néanmoins bien utile pour la plantation des greffes surtout lorsque le terrain est très sec. Il permet de faire un trou suffisamment profond et large pour y déposer la greffe. Il faut ensuite recouvrir les racines de la greffe avec de la terre fine pour éviter tout contact avec l’air. On peut également arroser légèrement les greffes. 

Meursault Charmes 1976 ©Marthe Henry - L'actu du vinVincent Carême Vouvray ©Marthe Henry - L'actu du vin

Deux bouteilles ont marqué ma semaine. Tout d’abord un improbable Meursault Charmes 1976 de mon grand père étonnamment frais et encore très vif alors que 1976 a été une année caniculaire un peu comme 2003 (enfin c’est ce qui se dit, moi je n’étais pas encore née!). Et cette découverte : la cuvée l’Ancestrale du domaine Vincent Carême. Un Vouvray pétillant légèrement acidulé aux arômes de pommes granny parfait pour ouvrir l’appétit ou pour profiter des premières soirées ensoleillées. 
Fête des Crus Beaujolais 2014 ©Marthe Henry - L'actu du vin

Direction le Beaujolais pour un rendez vous annuel incontournable : la Fête des Crus du Beaujolais (souvenez vous je vous en ai déjà parlé l’année dernière et il y a deux ans). Cette année le thème de la fête était la danse et le cru mis à l’honneur Moulin-à-Vent. Accompagnée de Mélanie Tarlant, flanquée de notre guide particulière Miss Vicky Wine, nous avons dégusté d’excellent gamays, flâné dans les vignes et goûté à la gastronomie locale (ci dessous un cochon grillé particulièrement appétissant et la plus grosse poêle d’œuf en meurette que j’ai vue de toute ma vie…). Bonne semaine à vous !
Capture d’écran 2014-04-28 à 23.21.23Fête des Crus Beaujolais 2014 ©Marthe Henry - L'actu du vinMiss Vicky Wine Fête des Crus Beaujolais 2014 ©Marthe Henry - L'actu du vinMélanie Tarlant Miss Vicky Wine Fête des Crus Beaujolais  Fête des Crus Beaujolais 2014 ©Marthe Henry - L'actu du vin Oeuf en meurette Fête des Crus Beaujolais 2014 ©Marthe Henry - L'actu du vin

 

 

 

 

 

 

 

Clichés sur les vendanges en Côte d’Or

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Les vendanges 2013 se terminent en Bourgogne. Cette campagne si compliquée s’achève par une bien maigre récolte. Les blancs fermentent déjà en fûts depuis quelques jours et on commence à décuver les rouges ici en Côte de Beaune tandis que les feuilles prennent leurs couleurs d’automne. 2012 avait déjà été une petite année, 2013 sera confidentielle …

Plus de clichés sur le vendanges à voir ici 

Mes vacances #4 : Une bouteille à la mer

Bouteille à la mer - Copyright Marthe Henry L'actu du vin

Pour clore en beauté cette série d’articles sur les vacances, changement de décor ! Après Chablis, Beaune et Autun, cap au Sud. Passée la très jolie gare SNCF de Tain l’Hermitage et son magnifique panorama (ci dessus) sur le vignoble, direction le bord de mer. 48h de dépaysement en autarcie totale. 48h pour buller et plonger dans le dernier livre de Jean Robert Pitte : La bouteille de vin, histoire d’une révolution. 

Bouteille à la mer - Copyright Marthe Henry L'actu du vinBouteille à la mer - Copyright Marthe Henry L'actu du vinBouteille à la mer - Copyright Marthe Henry L'actu du vin

Entre les pins et les lauriers en fleurs, avec en bruit de fond les clapotis de la mer et les jeux des enfants, plongeons donc dans ce livre. Cette somme même. Car c’est un récit hyper détaillé et très documenté que nous propose Jean-Robert Pitte.  Il faut dire que Jean Robert Pitte, ex-président de la Sorbonne, est à la fois membre de l’Institut, président de la Société de géographie et président de l’Académie du vin de France. C’est notamment lui qui a orchestré l’hiver dernier le colloque « Pourquoi aimer le vin »

L’amour, voila un des premiers thèmes abordé dans le livre. Vous connaissez sans doute ce fameux mot de Musset : « Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse. »  Et bien le premier choc du livre de Jean-Robert Pitte, est de découvrir qu’en fait, Musset ne parlait pas de boisson mais d’amour et que la phrase qui précède cette citation (mais qui est bien moins connue, allez savoir pourquoi) est : « Aimer est le grand point qu’importe la maitresse ». 

Tout ce que je savais de l’histoire de la bouteille remontait à cette exposition sur la cave de Joséphine au Château de Rueil-Malmaison. La deuxième claque de ce livre est de se rendre compte que comme pour le champagne, nous devons une fois de plus remercier les Anglais. Ce sont eux qui, au 17e siècle, ont vraiment mis au point les premières bouteilles de vin et eux encore qui sont allé au Portugal trouver un système de bouchage adapté.

Si vous êtes passionné de vin ou féru d’histoire, ce livre est pour vous ! Depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours, tous les contenants sont passés en revue (même les plus insolites) et resitués dans leurs contextes historiques grâce à des citations littéraires. La lecture est fluide et même si le livre est assez imposant (310 pages quand même) il se lit comme un roman. 

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Pour agrémenter ces deux jours de lecture au soleil, j’ai eu le plaisir de déguster un vieux Meursault de Pierre Boillot dont le millésime avait malheureusement disparu et un tout nouveau champagne, le champagne Brimoncourt. Cette cuvée brut « Régence » aux notes crémeuses est surtout composée de chardonnay, avec juste ce qu’il faut de vivacité et de fruité pour donner envie d’en prendre un deuxième verre en regardant le soleil se coucher… 

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Jean Robert Pitte - Marthe Henry L'actu du vinPour en savoir plus sur l’histoire de la bouteille de vin vous pouvez lire cet article de l’Avis du Vin – Le Figaro ou voir l’interview vidéo de Jean Robert Pitte ci-dessus . 

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La Bouteille de vin – Histoire d’une révolution

Auteur: Jean-Robert Pitte
Editeur: Tallandier 
Prix: 26,80€

Merci à Laurent pour son hospitalité et à François pour cette pétillante découverte !

Retrouvez plus d’articles de livres sur le vin que j’ai aimé

Mes vacances en Bourgogne #2 : une journée à Beaune

Journée à Beaune - Copyright Marthe Henry

Les montgolfières au dessus des vignes, cela signifie vraiment qu’une belle journée d’été va commencer (ou se termine). On les entend glisser. On court à la fenêtre voir d’où elles arrivent, si elles vont passer près de la maison, comme quand on avait 8 ans. La plupart d’entre elles survolent toute la Côte de Nuits et la Côte de Beaune, le spectacle doit être à couper le souffle. Pour l’instant je n’ai jamais eu la chance de monter dans l’une d’entre elles, alors je me régale des photos prises par mon copain Aurélien
Journée à Beaune - Copyright Marthe HenryJournée à Beaune - Copyright Marthe HenryLe samedi à Beaune, c’est jour de marché. Le plus joli marché de la région, qui s’étale aux pieds de l’Hotel-Dieu et sous la Halle qui accueille le troisième dimanche de novembre la fameuse Vente des Vins des Hospices de Beaune. Outre les fruits et légumes de saisons, les plantes vivaces et les incontournables saucissons, il y a un stand incontournable : celui de la fromagerie Hess (situé sous la Halle justement). Époisse au lait cru, Brillat Savarin plus que crémeux, Trou du Cru, Délice de Pommard … tout est vraiment délicieux. Les jours de marché, certains fromages sont en promotion : difficile de résister !

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En rentrant, passer à proximité du Parc de la Bouzaize et se dire qu’il faudra vraiment venir se promener un jour dans cette petite oasis de fraicheur en plein cœur de Beaune. Fraicheur également en cave où je file ensuite en cave trouver un flacon digne de ce nom. Ici un Meursault Village 1978 de mon grand père, Pierre Boillot, qui sera parfait sur les fromages achetés au marché. Car oui, avec le fromage, même et surtout celui qui est sent très fort, on déguste un vin blanc. Même Jacques, Emmanuel, et Nicolas le disent ! (sûrement d’autres aussi d’ailleurs, hein). Journée à Beaune - Copyright Marthe HenryCopyright - Marthe Henry L'actu du vinJournée à Beaune - Copyright Marthe HenryCopyright - Marthe Henry L'actu du vinAprès l’indispensable sieste (oui j’ai craqué je suis une fille et une blogueuse donc il fallait bien qu’à un moment ou à un autre je vous montre mon chat), petite balade entre Meursault et Beaune. Vous ne pouvez pas passer à Meursault sans aller admirer l’église de style gothique qui date du XVe siècle située à proximité de la mairie au toit en tuiles vernissées, immortalisée dans La Grande Vadrouille de Gérard Oury (il faudra que je revienne là dessus aussi quand même un jour).
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Étape indispensable des vacances à Beaune : l’Athenaeum. Située juste en face de l’Hotel-Dieu, cet immense espace est dédié au vin sous toutes ses formes. On y trouve des bouteilles évidemment, des accessoires de dégustation en tous  genres, mais surtout une impressionnante collection d’ouvrages et revues dédiés au vin. Manuels techniques, BD, guides d’achats, romans policiers, mangas … c’est bien simple on y trouve tout ! C’est, avec Chapitre 20 à Paris, un des endroits où les passionnés de vin peuvent trouver la meilleure sélection.
Journée à Beaune - Copyright Marthe Henry

Plongée donc (non pas dans cette magnifique piscine offerte par un ami bien intentionné) dans l’essai de Jacques Dupont : Invignez Vous! Si vous ne l’avez pas encore lu, je vous le recommande. Pour moins de 10 euros, vous comprendrez mieux l’auto-dénigrement français de l’un de ses plus atout culturel et économique qu’est le vin. La loi Evin, les hygiénistes, le principe de précaution … le journaliste du Point pousse un vrai coup de gueule contre ceux qui stigmatisent la consommation de vin. Un pamphlet qui couche sur papier ce que beaucoup d’amateurs et de professionnels pensent de ces règles contraignantes et surtout parfois absurdes. Journée à Beaune - Copyright Marthe Henry

Pour finir la journée en beauté, quelques excellentes huîtres beaunoises. Je sais, ce n’est pas très locavore mais il y a deux excellents poissonniers à Beaune dont une Meilleur Ouvrier de France, alors parfois, je craque. Et pour l’occasion, une cuvée Célébris Extra Brut Rosé de chez Gosset, millésime 2007. Alors que je ne suis pas particulièrement fan du champagne rosé, je dois reconnaître que là j’ai vraiment été emballée ! La couleur rose très pale m’a d’ailleurs fait regarder l’étiquette à deux fois pour être sûre qu’il s’agissait bien de rosé. Journée à Beaune - Copyright Marthe Henry

En bonus, un extrait de la Grande Vadrouille et une interview de Jacques Dupont sur son livre Invignez Vous !

http://www.dailymotion.com/video/xzxmvv_jacques-dupont-invignez-vous_news

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