Vendanges 2016 en Côte de Beaune : un millésime prometteur mais trop rare

En Bourgogne, les vendanges battent leur plein sur la Côte de Beaune, la plupart des vignerons entre Santenay et Ladoix ayant déjà commencé la récolte de rares mais très beaux raisins. Le fort coup de gel du 28 avril a détruit une grande partie de la récolte. Les raisins qui avaient survécu ont subi une très violente attaque de maladie, le mildiou, qui a également impacté la quantité de raisin. A l’heure du bilan, les vignerons sont résignés face à une récolte très faible voire catastrophique pour certains. Un constat d’autant plus amer que malgré le gel et les maladies, les raisins récoltés sont très sains et ont un fort potentiel qualitatif. Choses entendues, de Chassagne à Savigny, chez quelques vignerons en cours de vendanges…

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  • Chez David Croix à Beaune (Domaine des Croix)

« Je m’attendais à ce qu’il n’y ait pas beaucoup de raisin… et cela se confirme malheureusement! Les conditions climatiques de cet été nous ont fait beaucoup de bien sur l’état sanitaire, c’est sur. Je suis assez surpris de l’état sanitaire dans l’ensemble d’ailleurs. Les raisins sont superbes cela me rappelle ce que l’on a pu voir en 2015, 2009, il y de superbes raisins. Le problème c’est qu’il n’y en a pas, c’est dommage. Surtout sur Beaune ou Corton. Je compte 3 hL/ha dans les vignes les plus gelées et jusqu’à 10hL/ha. On s’y attendait, on avait fait des comptages de raisins et on savait qu’on aurait des rendements très bas. J’ai entendu dire ici ou là qu’il y avait eu des bonnes surprises mais il n’y en a pas eu chez nous ! »

« Les peaux des raisins sont assez épaisses. Les degrés ne crèvent pas les plafonds mais il y a de jolis équilibres. Les raisins sont sains. J’attends de goûter les jus pour juger mais pour l’instant ceux que j’ai goûté sont purs et droits. Je suis juste déçu de la quantité. Tout le reste est bien. On n’est pas fatigué vu qu’il n’y a pas de raisin à rentrer, on essaye de positiver mais il n’y a pas de récolte au final. J’ai même pas regardé les chiffres, je n’ai pas envie de les voir mais en gros je vais faire une quinzaine de pièces (*tonneau bourguignon de 228 litres) pour une surface de 6,5ha. Normalement, avec une belle année ont peut en faire entre 90 et 100. »
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« Je suis très content de ce que je vois sur la table de tri, les raisins sont beaux, on a envie de les manger, ils sont sains. Mais il n’y en a pas, donc c’est quand même la déception qui l’emporte au final, et pas qu’un peu ! On a pas utilisé beaucoup de matériel, on fait des petites journées, on y passe beaucoup moins de temps mais c’est un peu déprimant, on a envie de passer à autre chose. Heureusement que les raisins que l’on rentre sont beaux, si on avait du trier à cause d’attaques de botrytis par exemple, là ça aurait été le calvaire jusqu’au bout… »

  • Chez François de Nicolae à Savigny les Beaune (Domaine Chandon de Briailles)

Chez François, une large partie du domaine a été frappée par le gel : « Sur ces vignes là on n’a pas du tout de rendement, on est entre 5 et 8 hL/ha. On va les vendanger entre nous en petite équipe, histoire de faire quelques pièces de vins quand même … J’ai même l’intention à priori de tout assembler. Ce n’est pas la peine de faire une pièce de chaque parcelle de Savigny, je ne vais pas faire des micro vinifications. Ce que l’on va faire c’est que l’on va assembler tous les Savigny village pour n’en faire qu’une seule cuvée à priori. C’est quand même une année très particulière, j’espère qu’on n’en aura pas d’autres comme ça ! »

« Dans les parcelles qui avaient gelé, sur le peu de raisin qu’il restait a en grande partie disparu à cause de la très forte attaque de mildiou.  Cette attaque a été plus prononcée sur les vignes qui avaient gelé parce qu’elles étaient fragilisées. On est en biodynamie donc pour contrer une telle attaque de mildiou sur raisin c’était très compliqué. Globalement on a assez bien réussi on a pas trop perdu de ce côté là. »

« Nous sommes relativement chanceux parce qu’au domaine on a une petite partie de nos vignes sur Corton. La colline de Corton a très peu voire pas du tout gelé. Là on a une récolte à peu près normale et là on est sur une année très qualitative parce que nous avons eu un très bel été, suffisamment chaud, presque trop sec même. Au final on a des raisins qui sont bien mûrs, super équilibrés, avec des jolis tanins bien mûrs, donc on s’attend à faire de très beaux vins de ce côté là. »

« Pour le gel il n’y a rien à faire, biodynamie ou pas … Mais pour ce qui est de la maturité du raisin, même si on n’a jamais de gros rendements (environ 25 hL/ha), on a obtenu de meilleures maturités que les copains ! On constate des écarts de plus de deux degrés ce qui est quand même important. Je crois que grâce à la biodynamie le cycle de végétation de la vigne se déroule beaucoup mieux et la règle des cents jours après la fleur se vérifie. »

  • Chez Nicolas Mestre à Meursault (Domaine Michelot)

« La veille des vendanges on était pas sereins du tout. On a commencé par les vignes les plus touchées par le gel pour voir la qualité des raisins, voir les degrés d’alcool potentiel. Sur ces vignes là (Bourgogne et Meursault villages de bas de coteaux) on a fait des rendements entre 15 et 20 hl/ha. Pour le reste, les Meursault au dessus du coteau (les Narvaux) donnent à peu près de bons rendements. Les Meursault premier crus aussi donnent de bons rendements avec une qualité  satisfaisante avec des raisins beaux et sains. On a des degrés d’environ 11,5 – 11,7 pour les Bourgogne, 11,5 – 12 pour les Meursault village, 12,5 pour les permier crus et on arrive même à 12,7 pour les Meursault premier crus Genevrières qu’on a vendangé hier. »

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« Ca a mal commencé, mais on a quand même plus le sourire qu’en début de vendanges ! On s’attendait à avoir des pH un peu élevés à cause du mois d’août très sec, mais au final on a des pH compris entre 3,15 et 3,20 ce qui est tout à fait correct. Nous on cherche a faire des vins plutôt sur la fraicheur, donc il nous faut des pH assez bas et une bonne acidité. On a vraiment eu peur avec la sécheresse de cet été, on a quasiment eu un mois et demi sans précipitations, il y avait vraiment un manque d’eau. Le raisin commençait à flétrir, les feuilles commençaient à jaunir voire à tomber. La pluie du week end dernier à vraiment fait du bien. Les baies se sont gorgées un peu d’eau, la vigne a respiré et nous aussi ! »

  • Frédéric Lafarge à Volnay (Domaine Lafarge)

« Sur les vignes qui n’ont pas gelées on a de très jolis rendements qui correspondent au rendements habituels, entre 37 et 38 hl/ha pour des premiers crus. Donc c’est une belle récolte avec un maximum de qualité. Sur les vignes gelées, on a une récolte très faible mais la vigne a très bien repoussé. On a fait fait beaucoup de valériane au moment du gel (il y en a eu quatre en quelques jours) et on constate qu’il y a quand même une petite récolte avec des raisins très murs et une maturité très homogène. »

« La biodynamie a beaucoup apporté à la vigne. Elle bénéficie d’une meilleure résistance et d’une meilleure capacité de repousse. Elle a mieux su gérer le stress induit par le gel qui a été très violent pour la plante. Surtout pour des vignes comme les nôtres qui avaient grêlé trois années consécutives récemment (2012,2013 et 2014). Malgré tout, les vignes sont bien reparties ce qui laisse augurer de bonnes perspectives pour 2017 en croisant les doigts ! »

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« On est sur un grand millésime, mais un millésime de vigneron, où on est récompensé de l’implication du travail de tout le monde dans les vignes parce que c’était vraiment très compliqué à gérer dans les vignes entre le gel et le mildiou. La dégustation des raisins est top. Ensuite les rapports sucres/acides, le faible taux d’acide malique, il y a tout ! Il y a un très bel équilibre, vraiment remarquable. Quand on goûte les jus, il y a une pureté du fruit avec une belle tension minérale. Déjà dans les jus on sent de manière très pure la finesse de chaque terroir cette année ».

  • Chez Armand Heitz à Chassagne Montrachet (Domaine Heitz-Lochardet)

« Sur certaines parcelles on s’attendait même à ne pas vendanger du tout  ! Avant que les vignes ne gèlent, il y avait un fort potentiel de récolte mais au final on arrive a trouver quelques hectolitres par parcelle grâce à une bonne pratique viticole, au printemps humide et au bel été. On obtient 7 à 10 hl/ha pour les parcelles les plus touchées et on arrive à des rendements autour de 20 hl/ha pour les vignes moins touchées. Les vignes qui n’avaient pas gelé ont des rendements normaux. »

« Il est encore un peut tôt pour parler de la qualité, chaque vigneron a sa propre définition de la qualité. Les résultats des premières analyses montrent des équilibres acides maliques et acides tartriques assez similaires à ceux de l’année dernière ce qui est assez étrange vu qu’on n’a pas eu le même profil de millésime mais c’est très prometteur. On a une richesse en sucres un peu moins importante que l’année dernière (normal, le début de saison a été moins ensoleillé) mais rien d’alarmant. On aura quand même certainement un millésime très qualitatif. »

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« Au domaine, on sauve les meubles. On s’attendait même à avoir une année plus difficile. J’ai vraiment dû naitre sous une bonne étoile comme l’avait écrit Laurent Gotti (*journaliste All About Burgundy, cf article icipuisque même sur mes parcelles gelées, il y a eu des zones protégées et épargnées et qui ont donc donné un peu de raisin. Ce n’est pas le cas de tout le monde malheureusement »

 

Pour aller plus loin : 

Revoir le reportage sur les conséquences du gel en Bourgogne ici

Voir ce reportage sur le millésime 2014 en Bourgogne ici

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Entre les vignes, le livre qui donne la parole aux vignerons

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C’est dans l’écrin magique et symbolique des Hospices de Beaune que Guillaume Laroche, Frédéric Henry et Harry Annoni ont présenté leur livre « Entre les vignes » mercredi soir. Un livre qui consacre à 15 vignerons bourguignons (voir liste ci-après) un long portrait sous forme de conversation, de rencontre. Ce n’est pas un livre sur le vin, mais un livre sur les vignerons, leurs parcours individuels, leurs doutes personnels, et leur passion commune. 

« Quand je buvais un bon vin, j’avais toujours envie de savoir qui l’avait fait, comment, et avec quelles contraintes. Envie de savoir qui était l’homme ou la femme qui était derrière ce vin. C’est de cette envie, qu’a germé ce projet. Piqué par sa curiosité, Guillaume Laroche décide il y a deux ans de donner la parole aux vignerons, pour parler de leurs vins, mais pas seulement. Pour parler d’eux surtout. Écrire des longs portraits de vignerons. Prendre le temps de les laisser parler. Il se tourne alors vers Frédéric Henry, caviste Beaunois. Ensemble ils sont allés rencontrer ces vignerons bourguignons, tout au fil de l’année. 

« C’est un livre qui s’adresse à tout le monde même si je pense qu’il sera considéré comme un livre fait pour les gens qui s’intéressent vraiment au vin. Ce n’est pas du tout un guide, il n’y a pas de notes sur les vins, le but du jeu n’est pas de juger les vins. J’avais l’impression que ce type de format n’existait pas, c’est pour ça que j’ai eu envie de le faire. Je trouve que c’est assez complémentaire, plus il y a de livres de qualité sur le vin, et sur de bons vignerons, mieux c’est !

 

Journaliste sportif, Guillaume Laroche a appliqué la même technique que pour les grands entretiens qu’il réalise avec des sportifs, même s’il reconnait qu’il est plus facile d’interviewer un vigneron. « L’idée était de prendre son temps. Quand on fait une interview, en général, le temps est assez court, les questions préparées à l’avance. En général il en ressort beaucoup de banalités que l’on n’a pas le temps de creuser. C’est dommage. Les gens ont souvent besoin de temps pour être à l’aise, se dévoiler, libérer leur parole. Avec un grand entretien, la personne est bien plus à l’aise. Avec ces vignerons, on a pu aborder des sujets comme les relations familiales, la manière de travailler. On a le temps de creuser l’aspect humain au delà des questions techniques sur le vin et la viticulture. C’est vraiment une discussion et c’est aussi pour cela que l’on ressent une vraie sincérité dans les propos. »

Ce livre dresse donc quinze portraits de vignerons, tous bourguignons. « La Bourgogne c’est très intéressant parce que c’est la région viticole la plus prestigieuse au monde selon moi. Il y a des vraies problématiques économiques ici, c’est un marché capitaliste avec une pression économique forte. Les vins sont très chers, demandés partout dans le monde et les quantités produites sont très faibles. Et malgré ce contexte économique, il y a des gens qui travaillent comme des artisans, c’est très intéressant. Et en plus des contraintes économiques, ils se posent tous la question de l’environnement. » L’idée était de se concentrer sur une seule région pour qu’il y ait une unité de propos.  » Ces quinze vignerons se posent les mêmes questions, avec le même outil de travail qui est le terroir de Bourgogne et les mêmes contraintes climatiques, mais ils apportent tous des réponses différentes. C’est intéressant de confronter ces visions. Les chapitres s’enrichissent les uns les autres. »

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Bio, nature, raisonné… on trouve de tout parmi ces quinze vignerons. Aucune étiquette n’est mise en avant, seule la qualité du travail importe. Car il y a tout de même un engagement la démarche de Guillaume Laroche. »Il faut aussi dire que beaucoup de vins sont encore malheureusement de piètre qualité, qui ne sont pas travaillés comme il le faudrait à mon sens. Nous avons choisi de mettre en avant des gens qui travaillent vraiment très bien. J’aimerais que les gens qui vont lire ce livre prenne conscience de cela et aient envie d’acheter mieux et d’acheter les vins de ces vignerons par exemple. Parce que ce sont des vrais vins et on se fait plaisir en les dégustant! »

Une mission qui semble déjà en passe d’être réussie à la plus grande joie de l’auteur : « les gens qui ont lu le livre me disent qu’ils ont eu envie de goûter les vins. Donc je pense que cela fonctionne ! » Un livre à mettre entre toutes les mains de passionnés de vins, de Bourgogne ou d’artisanat et dont les entretiens fouillés sont illustrés par des photos de Harry Annoni qui captent la sincérité chez chacun des vignerons. 

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Guillaume Laroche, Frédéric Henry et Harry Annoni entourés de Oronce de Beler, Athénaïs de Béru, Jean-Yves Bizot, Pierre Boillot, Renaud Boyer, Dominique Derain, Pierre Fenals, Emmanuel Giboulot, Thierry Glantenay, Julien Guillot, Antoine Jobard, Marie-Christine et Marie-Andrée Mugneret, Claire Naudin, François de Nicolay et Cécile Tremblay
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ÉDITIONS REVERSE, préface de Cédric Klapisch

Prix : 29€

Distribution : internet (www.entrelesvignes.net), librairies spécialisées (Athenaeum à Beaune,…), cavistes.

Lire aussi cette note d’intention de Guillaume Laroche et suivre la page Facebook

Pour en savoir plus sur Athénaïs de Béru revoir cet article consacré au Chateau de Béru.

Pour en savoir plus sur Oronce de Béler, revoir cet article sur Fundovino

Pour découvrir d’autres livres sur le vin, regardez ici

Le caviste de garde de Beaune : la cave des Saint Pères

Cave des Saints Pères Beaune - ©Marthe Henry L'actu du vin C’est tout nouveau à Beaune, un caviste sympa qui va dénicher pour vous des petites pépites bourguignonnes et qui en plus assure une permanence le vendredi soir en cas d’imprévu ! Adrien Dumay vous promet le plaisir à partir de 10 euros et surtout vous fait partager sa curiosité communicative pour les vins de Bourgogne (allez, et même d’un peu plus loin …).

« La cave des Saints Pères, c’est tout nouveau ! On a ouvert en novembre 2013, avec un concept un peu différent de ce que font mes confrères : avoir une sélection de bouteilles plus réduite, pour mieux maitriser les approvisionnements, avoir des partenariats très forts avec les vignerons avec lesquels on décide de travailler, des vignerons vraiment amoureux du vin, des noms très connus mais aussi des petits nouveaux. »

Le plaisir à 10 euros, le coup de coeur entre 20 et 30

« J’essaye de provoquer le plaisir à partir de 10 euros. Un vin à moins de 10 euros, c’est très compliqué, en Bourgogne, ça n’existe quasiment pas ! Mais il y a des choses qui sont très accessibles : entre 20 et 30 euros, on peut décrocher un coup de coeur magique en Bourgogne. »

« Dans la mesure où on veut toujours donner la perle rare à nos clients, il y a un équilibre assez précaire pour nous. En ce moment la Bourgogne connait une période compliquée avec de très petites récoltes donc de très petites quantités de bouteilles … Chercher la perle rare est encore plus difficile, mais s’il faut se battre pour 12 bouteilles, on se bat, parce que ce sont 12 bouteilles qui vont faire plaisir au client et c’est ce qui est le plus important au final ! »

Pour les urgences : le caviste de garde

« Le lieu est vraiment atypique par rapport aux cavistes traditionnels bourguignons, et vraiment magnifique. Il y a une dimension esthétique, un coté presque bijouterie que j’aime beaucoup. Nos bouteilles sont comme des joyaux que l’on expose ici. On va commencer à faire quelques soirées privatisées pour les Grands Jours de Bourgogne. Je fais également caviste de garde le vendredi soir jusqu’à 21h. Le principe est le même que pour une pharmacie de garde, il peut aussi y avoir des urgences en matière de vin … On a vraiment envie d’être proches de nos clients. »

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« Chaque vin qui se trouve ici, je l’ai dégusté et j’ai aimé le dégusté. On a environ 250 références aujourd’hui, c’est peu mais c’est voulu. L’idée c’est de maitriser chaque vin : chaque vin je l’ai eu en bouche et je l’ai toujours en tête aujourd’hui. Je sais vendre ce que j’ai goûté. Vendre ce que je n’ai pas goûté, c’est un concept qui me parait délirant. Je n’ai pas envie d’avoir 1 000 références. Je préfère en avoir peu et changer plusieurs fois par an ma carte. Je crois que si on n’est pas curieux quand on est caviste, on est plus un vendeur de vin qu’un caviste… »

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Mention spéciale à cette pépite qu’Adrien m’a conseillée. La Justice, un Gevrey Chambertin domaine Marc Roy millésime 2011. Du velours, de la profondeur, de la gourmandise … à déguster pour les grandes occasions !
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La Cave des Saint-Pères, 16 place Fleury, 21200 Beaune (et sur Facebook ici)

Et comme à Beaune, les choses sont bien faites, vous pouvez également aller rendre visite à Maurice (à qui j’ai consacré un article ici) et découvrir sa sélection de vins de Bourgogne et d’ailleurs, c’est à deux pas !

Voir toutes mes Bonnes adresses ici 

Mes vacances en Bourgogne #3 de Beaune à Autun en passant par ma cuisine

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À Beaune, capitale des vins de Bourgogne, il existe un endroit dédié à l’eau : le parc de la Bouzaize, situé aux pieds des vignes de la Côte de Beaune. Les 5 hectares de ce parc ont été acquis entre 1886 et 1910, notamment au moment de la crise du phylloxéra par le maire, Paul Bouchard. Il avait souhaité acquérir les terrains aux abords de la source de la rivière nommée « La Bouzaise » afin d’assurer la qualité d’approvisionnement en eau de la population beaunoise.

Conçu sur le principe d’un parc à l’anglaise, la végétation existante a été partiellement conservée, notamment les aulnes. En 1930, un élevage piscicole est mis en place au sein du parc dans une cabane située au milieu du lac (on en conserve une image précise grâce aux cartes postales de l’époque). Truites et brochets peuplaient alors le grand bassin. Vers 1940, un parc animalier est également créé. Un enclos pour les daims est aménagé. D’autres animaux seront ensuite introduits dans les années 1960.

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Ce parc dont l’accès est libre est particulièrement appréciable pour sa fraicheur et sa tranquillité l’été. On peut venir y lire sous les platanes. Les enfants peuvent profiter de l’aire de jeux, profiter de animaux peu farouches. Mais l’activité la plus prisée de tous reste le canotage. En cœur de la ville, c’est un endroit idéal pour se promener en famille.

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De retour à la maison, mettons nous en cuisine pour réaliser des brochettes de poulet marinées aux épices. Une recette simple, facile, économique mais tout à fait délicieuse.

Ingrédients (pour 6 brochettes) :

– 4 escalopes de poulet

– 2 citrons verts

– 1 poivron rouge

– 1 yahourt

– ail, gingembre, coriandre, paprika, cumin, curcuma, sel, poivre

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Découper les escalopes de poulet en assez gros dés. Pressez les citrons verts et versez le jus sur les morceaux de poulets. Ajoutez deux gousses d’ail écrasées (ou coupé finement si, comme moi, vous n’avez pas de presse-ail) ainsi que des lamelles de gingembre frais. Ajoutez ensuite les épices : grains de coriandre, curcuma, curry, paprika, cumin, piment. Enfin, ajouter le yahourt blanc (type brassé). Mélangez et réservez au frais pendant 2h.

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Constituez ensuite les brochettes en alternant viande marinée et morceaux de légumes. Poivron, tomates, oignons, selon ce que vous avez à disposition.

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Pour accompagner ces brochettes de poulet mariné aux épices, j’ai choisi un Riesling alsacien : le Clos Saint-Odile de Pierre Sparr. Le Clos Saint-Odile est un clos qui a été formé à partir du XVIIe siècle. Il est composé de 15 hectares en terrasse, entouré de murs en grès roses. Ce Riesling aromatique et légèrement citronné s’accorde parfaitement avec ces brochettes de volailles doucement relevées.

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Direction la ville clunisienne d’Autun pour une promenade placée sous le signe de l’histoire bourguignonne. Incontournable monument de cette ville d’histoire : la cathédrale Saint-Lazare. Construite au XIIe siècle pour accueillir les pélerins venus se recueillir sur les reliques de Saint-Lazare elle est un exemple exceptionnel de l’art roman bourguignon du XIIe siècle. Cet édifice clunisien est bâti sur le modèle de l’abbatiale de Paray-le-Monial.

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Autour de la cathédrale, n’hésitez pas à vous promener dans les ruelles étroites. On y découvre de très jolies maisons à colombages. Autun possède plus de 50 monuments classés ou inscrits à l’inventaire des Monuments historiques, témoins de 2000 ans d’histoire. Car outre les vestiges médiévaux, on peut aussi découvrir ceux de la cité romaine : Augustudunum. Quatre kilomètres et demi de remparts gallo-romains  sur les six qui protégeaient la ville sont encore visibles, ainsi que deux portes romaines, le théâtre antique, la pierre de Couhard (monument funéraire) et le temple dit de Janus (ci dessous en photo).

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Cette journée d’été sous le soleil bourguignon se termine par la découverte du Clos de la Chaise-Dieu 2011, monopole du Château de Santenay. Le Château de Santenay est appelé également Château Philippe le Hardi car il a appartenu au Duc de Bourgogne. C’est d’ailleurs ce dernier qui a imposé le pinot noir comme le seul cépage reconnu pour ses qualités à produire les vins rouges de Bourgogne. Le Château est aujourd’hui la propriété du Crédit Agricole.

Et encore un grand merci à mon chauffeur-accompagnateur, qui en plus d’être un chouette guide touristique cuit les brochettes à la perfection !

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Journée à Beaune - Copyright Marthe Henry

Les montgolfières au dessus des vignes, cela signifie vraiment qu’une belle journée d’été va commencer (ou se termine). On les entend glisser. On court à la fenêtre voir d’où elles arrivent, si elles vont passer près de la maison, comme quand on avait 8 ans. La plupart d’entre elles survolent toute la Côte de Nuits et la Côte de Beaune, le spectacle doit être à couper le souffle. Pour l’instant je n’ai jamais eu la chance de monter dans l’une d’entre elles, alors je me régale des photos prises par mon copain Aurélien
Journée à Beaune - Copyright Marthe HenryJournée à Beaune - Copyright Marthe HenryLe samedi à Beaune, c’est jour de marché. Le plus joli marché de la région, qui s’étale aux pieds de l’Hotel-Dieu et sous la Halle qui accueille le troisième dimanche de novembre la fameuse Vente des Vins des Hospices de Beaune. Outre les fruits et légumes de saisons, les plantes vivaces et les incontournables saucissons, il y a un stand incontournable : celui de la fromagerie Hess (situé sous la Halle justement). Époisse au lait cru, Brillat Savarin plus que crémeux, Trou du Cru, Délice de Pommard … tout est vraiment délicieux. Les jours de marché, certains fromages sont en promotion : difficile de résister !

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En rentrant, passer à proximité du Parc de la Bouzaize et se dire qu’il faudra vraiment venir se promener un jour dans cette petite oasis de fraicheur en plein cœur de Beaune. Fraicheur également en cave où je file ensuite en cave trouver un flacon digne de ce nom. Ici un Meursault Village 1978 de mon grand père, Pierre Boillot, qui sera parfait sur les fromages achetés au marché. Car oui, avec le fromage, même et surtout celui qui est sent très fort, on déguste un vin blanc. Même Jacques, Emmanuel, et Nicolas le disent ! (sûrement d’autres aussi d’ailleurs, hein). Journée à Beaune - Copyright Marthe HenryCopyright - Marthe Henry L'actu du vinJournée à Beaune - Copyright Marthe HenryCopyright - Marthe Henry L'actu du vinAprès l’indispensable sieste (oui j’ai craqué je suis une fille et une blogueuse donc il fallait bien qu’à un moment ou à un autre je vous montre mon chat), petite balade entre Meursault et Beaune. Vous ne pouvez pas passer à Meursault sans aller admirer l’église de style gothique qui date du XVe siècle située à proximité de la mairie au toit en tuiles vernissées, immortalisée dans La Grande Vadrouille de Gérard Oury (il faudra que je revienne là dessus aussi quand même un jour).
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Étape indispensable des vacances à Beaune : l’Athenaeum. Située juste en face de l’Hotel-Dieu, cet immense espace est dédié au vin sous toutes ses formes. On y trouve des bouteilles évidemment, des accessoires de dégustation en tous  genres, mais surtout une impressionnante collection d’ouvrages et revues dédiés au vin. Manuels techniques, BD, guides d’achats, romans policiers, mangas … c’est bien simple on y trouve tout ! C’est, avec Chapitre 20 à Paris, un des endroits où les passionnés de vin peuvent trouver la meilleure sélection.
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Plongée donc (non pas dans cette magnifique piscine offerte par un ami bien intentionné) dans l’essai de Jacques Dupont : Invignez Vous! Si vous ne l’avez pas encore lu, je vous le recommande. Pour moins de 10 euros, vous comprendrez mieux l’auto-dénigrement français de l’un de ses plus atout culturel et économique qu’est le vin. La loi Evin, les hygiénistes, le principe de précaution … le journaliste du Point pousse un vrai coup de gueule contre ceux qui stigmatisent la consommation de vin. Un pamphlet qui couche sur papier ce que beaucoup d’amateurs et de professionnels pensent de ces règles contraignantes et surtout parfois absurdes. Journée à Beaune - Copyright Marthe Henry

Pour finir la journée en beauté, quelques excellentes huîtres beaunoises. Je sais, ce n’est pas très locavore mais il y a deux excellents poissonniers à Beaune dont une Meilleur Ouvrier de France, alors parfois, je craque. Et pour l’occasion, une cuvée Célébris Extra Brut Rosé de chez Gosset, millésime 2007. Alors que je ne suis pas particulièrement fan du champagne rosé, je dois reconnaître que là j’ai vraiment été emballée ! La couleur rose très pale m’a d’ailleurs fait regarder l’étiquette à deux fois pour être sûre qu’il s’agissait bien de rosé. Journée à Beaune - Copyright Marthe Henry

En bonus, un extrait de la Grande Vadrouille et une interview de Jacques Dupont sur son livre Invignez Vous !

http://www.dailymotion.com/video/xzxmvv_jacques-dupont-invignez-vous_news

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Où boire un verre à Beaune ? La bonne adresse : « les vins de Maurice »

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Les vins de Maurice, c’est l’endroit où l’on rentre pour boire un verre et où au final, on passe toute une soirée. À Beaune, ce ne sont pas les endroits où boire un verre qui manquent, mais ce bar à vin / cave à manger est devenu un incontournable, grâce à une sélection de vins de « vignerons passionnés » de toute la France et de quelques belles assiettes de très bons produits.

Le naturel, les bons produits, le respect de la nature, Maurice est d’abord tombé dedans tout petit, grâce à sa famille d’agriculteurs. C’est sa rencontre avec Olivier Cousin, vignerons ligérien grand partisan des « vins natures » qui va lui faire découvrir le vin autrement et aiguiser sa curiosité pour les « vignerons passionnés ». Une curiosité qui devient une passion et se concrétise en 2012 avec l’ouverture à Beaune des « Vins de Maurice ».

Les « vignerons passionnés, ce sont « des vignerons qui passent plus de temps à la vigne qu’à la vinification » explique Maurice. « Ce sont des petits domaines qui ont moins de 5 ha de vignes, des domaines qui restent à taille humaine et qui respectent l’éco-système. » Une sélection engagée, résolument tournée vers les domaines en bio ou en biodynamie et les vins natures (la cave a d’ailleurs été sélectionnée par Antonin ici ). La grande majorité des vignerons référencés ici sont des vignerons qui participent au salon La Dive Bouteille.

Maurice a également fait le pari de proposer une large sélection de vins non bourguignons. « Je propose des vins de Corse, du Jura, de la Loire, d’Alsace, de Côtes du Rhône, … le but étant de sélectionner uniquement les meilleurs domaines de chaque région. » Une offre de choix pour les Beaunois curieux de voir ce qu’il se fait ailleurs qui contribue au succès de l’endroit.

« On est à la fois bar à vin, cave à manger, magasin de vin … Il y a un côté très convivial ici, presque familial : tout le monde se connaît ! Il y a surtout des gens du coin qui viennent, il y a quelques touristes bien sûr mais en général ils ne se retrouvent pas ici par hasard, se sont souvent des importateurs de vins. La grande partie de ma clientèle est constituée de professionnels du vin.

Sur l’ardoise, on trouve aussi quelques suggestions pour accompagner ces bonnes bouteilles : quelques tartes salées, et sucrées des planches, … »L’idée de base est très simple : prendre les meilleurs produits possible, les plus haut de gamme, et les travailler le plus simplement possible. C’est mon cuisinier, un ancien de chez Bernard Loiseau à Saulieu, qui s’occupe de confectionner ces quelques suggestions, toujours avec des produits de saison ».

Mon conseil : réservez avant de venir pour être sur d’avoir une table, même pour 2 personnes. L’endroit est charmant avec sa petite cour intérieur mais relativement confidentiel (quelques tables uniquement). Et surtout laissez vous guider et surprendre pour le choix des vins par Maurice et sa souriante petite équipe !

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Infos Pratiques : 

Les Vins de Maurice, 8, rue Fraysse, 21200 – Beaune
Ouvert du mardi au samedi de 10h à 22h. Réservation conseillée. Formules repas à 15 €, charcuteries, fromages pour accompagner les dégustations de vins.

Plus de bonnes adresses à consulter ici

Une nouvelle cuvée, et une application iPhone pour la Vente des Vins des Hospices de Beaune

Une nouvelle cuvée vient d’être offerte pour la Vente des Vins des Hospices de Beaune, il s’agit d’un Échezeaux Grand Cru cuvée Jean-Luc Bissey. Cette 46e cuvée sera mise en vente le 18 novembre.
Ce vignoble constitue un don de Monsieur Jean-Luc Bissey, qui fait partie d’une famille de viticulteurs établie dans la région depuis quatre générations.
Les vignes se situent dans « Les Echézeaux du Dessus », là où le coteau devient légèrement en pente, vers « Les Rouges du Bas ». Elles ont été plantées par le père de Monsieur Bissey à partir de 1945, après son retour de la guerre. La parcelle fait 43 ares (10 ouvrées) et est située à mi-coteau.

Echézeaux devient ainsi en 2012 le troisième Grand Cru de la Côte de Nuits dont les vins sont offerts à la vente par les Hospices, après le Mazis-Chambertin depuis 1976 et le Clos de la Roche depuis 1991.

La vente des vins comme si vous y étiez ! 

La 152ème vente de vins des Hospices de Beaune aura lieu le 18 novembre à Beaune. Pour suivre en direct toute l’actualité des Hospices de Beaune, vous pouvez télécharger gratuitement l’ application iPhone lancée par la Maison Albert Bichot.