Iino Mizuki et son Bistro un coup, l’esprit Lapierre à Tokyo

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Ambiance feutrée, cuisine de saison, vins natures et précis, Bistro un coup (oui Bistro, sans « t ») est un restaurant français orchestré par Iino Mizuki, passionné de vins français. Depuis 2011 cet ancien stagiaire de Marcel Lapierre régale quotidiennement une clientèle aisée et organise deux fois par an une journée cochon à la broche dans un esprit très beaujolais.

Poussez la porte de ce restaurant et vous trouverez un bar. Un long bar derrière lequel Iino Mizuki officie, tire bouchon à la main, sourire aux lèvres. Les tables sont disposées le long des larges fenêtres, l’ensemble est clair et épuré. Et à coté d’une porte en bois où l’on peut lire « cave », un mur recouvert de dédicaces, le livre d’or de l’endroit autour d’une caricature de Marcel Lapierre. Bistro un coup est un endroit décalé et raffiné. 

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Le maître des lieux est francophile et francophone, il fût stagiaire de Marcel Lapierre, vigneron célèbre et fameux bon vivant de Morgon dans le Beaujolais de 2003 à 2004. Au cours de ces deux années passées en France, il a visité plus de 140 domaines. De retour à Tokyo, il a travaillé dans un bar à vin avant de créer son propre restaurant : Bistro un coup. 

Lapierre, Pacalet, Clos Rougeard, Overnoy, Richaud,… La carte des vins exclusivement française n’est pas très longue mais choisie avec une exigence : privilégier les vins avec de faible taux de sulfites ajoutés. De son apprentissage en France, Iino Mizuki a gardé de nombreux contacts parmi les vignerons du Beaujolais et d’ailleurs. Il travaille avec les certains vignerons depuis une dizaine d’année. On trouve une vingtaine de vins au verre et beaucoup de très belles bouteilles. 

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Côté cuisine, on trouve une cuisine du marché, légère et fraiche et quelques classiques comme le poulet rôti. La clientèle est à 40% étrangère, puisque le restaurant est situé dans le quartier très aisé des ambassades. Ouvert midi et soir, le restaurant devient volontiers bar à vin dans la soirée. Deux fois par an Iino Mizuki organise une journée spéciale avec cochon à la broche et dorades en croute de sel. Encore un hommage à Marcel Lapierre, qui organisait de son vivant de véritables banquets chez lui pour le 14 juillet avec 300 copains autour de 4 cochons à la broche… 

 

Infos Pratiques :

Pour tout savoir sur Bistro un coup, consultez leur page Facebook ou leur site internet

 

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Vendanges 2016 : le gamay, caviar du Beaujolais pour Thibault Liger Belair

Regard gourmand et oeil qui pétille, Thibault Liger Belair inspecte les dernières caisses de gamay qui viennent d’être vendangées : « c’est du caviar non? ». Les grappes sont petites, compactes et dans un état sanitaire impeccable. Au domaine des Roches Roses comme dans beaucoup d’autres domaines du Beaujolais, la récolte sera maigre mais très qualitative. Rencontre sur ses terres vallonnées de Moulin à Vent avec Thibault Liger Belair, vigneron à Nuits Saint Georges et en Beaujolais 

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En ce dimanche ensoleillé, une petite équipe s’affaire à la réception de la vendange. Le procédé est le même à Moulin à Vent qu’à Nuits Saint Georges. Les raisins arrivent en caisses, pour ne pas écraser la récolte. Il y a peu de travail cette année à la table de tri, la qualité des raisins est impeccable. Un résultat qui n’était pas évident vu les conditions climatiques chaotiques du millésime : « le millésime 2016 n’est pas un millésime facile. C’est un millésime difficile à plusieurs niveaux.

Au niveau phytosanitaire, on a eu une campagne compliquée avec un printemps très humide qui a nécessité beaucoup de traitements. Ce contexte nous a demandé une veille constante et précise. » Le domaine des Roches Roses est entièrement en culture biologique, même si vous ne trouverez pas de logo sur les étiquettes. « On a un avantage à Moulin à Vent par rapport à la Bourgogne : les sols sont sableux donc plus drainants. L’humidité latente est moins importante. S’il tombe 20 mm de pluie, ici on peut passer en tracteur le lendemain, contrairement à Nuits Saint Georges. »

De la fraicheur et un très bel équilibre 

La pluie donc, mais surtout la grêle. Elle est tombée ici le 25 juin : « une heure de grêle avec des grêlons qui faisaient à peu près 3cm de diamètre et qui a tout ravagé et mot est faible : sur les 14 hectares que compte le domaine, il y en a 7 que l’on n’a même pas vendangé. Ce que l’on retient du millésime 2016, si on veut voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide, c’est un très beau millésime. » Si la quantité ne sera évidemment pas au rendez vous, c’est un millésime d’une grande qualité qui se profile néanmoins.

« Les raisins sont très mûrs, on est dans des potentiels alcooliques dans ce que l’on a récolté cette semaine autour de 13,5° et 14° ce qui est magnifique. Et surtout il y a un goût, il y a une odeur. On met les raisins en cuve, et ça sent le cassis, la framboise. On a déjà ces arômes là avant même la fermentation des raisins. Il y a donc de la fraicheur et un très bel équilibre des acides. »

« On a eu un stress hydrique assez important et aussi beaucoup de chaleur avec des effets un peu caniculaires, des effets d’échaudage sur les vignes. On a quand même cumulé pas mal de problèmes mais au final le peu de récolte que l’on a devrait être de grande qualité. On va faire en moyenne 20% de ce que l’on a l’habitude de produire sur le domaine qui produit déjà très peu puisque nous avons de très vieilles vignes (peu productives). On n’a pas rempli beaucoup de cuves mais ça devrait être joli. »

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Thibault Liger Belair n’est pas arrivé par hasard à Moulin à Vent. Ayant fait son BTS au lycée viticole de Belleville, il a un lien particulier avec ce cru du Beaujolais: Moulin à Vent a a été un peu une révélation pour moi. Je venais de finir mes études à Belleville, au lycée viticole où je faisais mon BTS . Je louais une maison dans les vignes à peu près à 5km d’ici et tous les matins j’ouvrais mes volets sur cette vue. Et j’ai un principe qui est que si la vue est belle, en général les vins qui sont produits doivent être aussi des jolis vins. » En 2001 il crée le domaine Thibault Liger Belair à Nuits Saint Georges mais ne tarde pas à revenir arpenter les vignes de Moulin à vent.

« J’ai acheté des vignes petit à petit. Je n’ai pas acheté un domaine en tant que tel, j’ai acheté des parcelles une par une. Le domaine a commencé en 2008 avec un premier millésime en 2009 sur une surface de 3,5 ha. Pour les 3,5 premiers hectares, j’ai signé huit actes de vente ! Il y avait vraiment un objectif qui était de choisir des parcelles bien spécifiques sur des endroits précis. Pendant deux ans, avant de m’installer, je venais régulièrement pour marcher dans les vignes de Moulin à Vent et essayer de comprendre les différences de sols.

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Des roches qui ressemblent à du lard

« Je ne comprenais pas la différence qu’il y avait entre la qualité des sols que je pouvais voir et la qualité des vins. Il y avait quelque chose d’un peu antinomique. Et j’ai eu l’occasion de goûter des très vieux Moulin à vent, souvent à l’aveugle. Je pensais boire des grands crus bourguignons type Échezeaux ou Musigny des années 1940′ – 1950′. Même de grands dégustateurs se trompaient fréquemment. Je me suis dit qu’il y avait vraiment quelque chose à faire dans cette appellation ! C’est pour cela qu’en 2008, j’ai commencé à chercher des vignes, spécifiquement sur Moulin à Vent. »

La qualité de ces sols vient principalement du sous sol. « Sur les 600 hectares de l’appellation Moulin à Vent, on a huit à dix sols différents. Il y a des granits roses, des granits blancs, des manganèses, des zones plus argilo-calcaires au sud de l’appellation. Le terroir de Moulin à Vent ce sont vraiment ces roches granitiques qui sont intéressantes et qui ressemblent un peu à du lard. Il y a des roches plus roses qui sont très ferreuses. Le terroir des crus du Beaujolais en fait c’est une avancée du Massif Central. Les volcans d’Auvergne ont avancé et ont fait une multitude de petites collines. On retrouve ces roches qui étaient métamorphiques donc sédimentées qui ont fusionné avec la chaleur volcanique. On a des roches de type ferreux, mais aussi des quartz, avec un veinage un peu rose. Mais il y a aussi des roches qui sont plus bleues, qui sont des roches composées d’aluminium et de manganèse. On retrouve ces types de roches vers Morgon. En résumé les roches de Moulin à Vent sont des roches roses, blanches et bleues. »

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« Moulin à Vent, je trouvais que c’était une appellation particulièrement intéressante en terme de positionnement parce qu’elle est  au nord. On est à une heure de Nuits Saint Georges donc c’est assez facile. Et on dit souvent des vins de Moulin à vent que ce sont des vins qui « pinotent »*. Ce sont les vins les plus denses, les plus riches, qui nécessitent un élevage et qui demandent à être gardés. Tout cela m’intéressait parce qu’il y avait un lien entre ces vins de Moulin à Vent et les vins que je peux produire à Nuits Saint George. C’est pour cela que j’ai voulu positionner le domaine à Moulin à Vent et aujourd’hui le domaine fait 14 hectares. » Mais l’histoire ne s’arrête pas là, Thibault Liger Belair a un autre projet qui lui tient à coeur et qu’il réalisera également dans le Beaujolais.

*on dit que parfois certains vins issus de cépages autres que le pinot noir (comme ici les Moulin à Vent réalisés à partir du cépage gamay) ont des caractéristiques communes avec ceux issus de pinot noir, ils « pinotent »

Pour plus d’infos rendez vous sur http://thibaultligerbelair.com/

Voir également cette vidéo réalisée en 2014 par Guillaume Bodin :

La grêle a ravagé les vignes dans le Mâconnais

« C’est du jamais vu », voilà le cri choral du coeur des vignerons du Mâconnais. Des grêlons gros comme des balles de ping pong, pendant trente minutes. Un millésime dévasté alors que les bourgeons venaient tout juste de sortir de leur coton.

Sur les pentes abruptes de Pouilly, 24h après l’orage, on compte les quelques pointes vertes rescapées le long des baguettes nues. Le coeur gros, les vignerons ont du mal à réaliser. « On s’attendait à un bel orage, à de la pluie, mais pas à ça. C’est arrivé de nulle part. » Antoine et Nicolas Robert (domaine Robert Denogent) essayent de garder le sourire, mais sont terriblement démunis face à leurs vignes ravagées. « Il y avait vraiment 10cm de grêlons sur la route. ce matin à 9h j’ai visité une vigne, il y avait encore des grêlons au sol. C’est incroyable. »

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Face à la roche de Solutré, une de leurs parcelles de Mâcon, les sols sont travaillés, les baguettes soigneusement attachées, mais les bourgeons sont quasiment tous tombés, et ceux qui restent accrochés commencent déjà à noircir, signe qu’ils ne vont pas résister longtemps. « La grêle a tout arraché, les bourgeons sont tous tombés, il y a très peu de contre bourgeons et c’est comme ça sur tous les pieds. Est ce que cela va repousser? Est ce qu’il y aura des raisins, on ne sait pas comment ça va évoluer, il faut attendre quelques jours. On ne sait surtout pas comment on va tailler l’année prochaine. On a une trentaine de parcelles pour un total de 7,5 hectares et c’est partout le même constat ».

« Depuis mes parents on a toujours été assurés contre la grêle. On espère être indemniser correctement. C’est vital pour au moins pouvoir payer les frais de production. Mais la perte de rentabilité reste énorme. Et puis nous on fait du vin avant tout, et c’est cela qui nous inquiète le plus, on ne sait pas du tout ce que l’on va pouvoir faire cette année. Les experts des assurances vont venir dans les jours qui viennent pour estimer la perte, même si elle est vraiment facile à voir là. C’est arrivé il y a un jour et personne n’en a parlé alors que cela a touché vraiment tout le Mâconnais. C’est une vraie catastrophe pour la plupart des vignerons. » En creux, ils s’inquiètent également de la hausse des prix de vente au négoce, des prix des fermages, des risques de contrefaçons …

« On peut partir en vacances, pas besoin d’ébourgeonner cette année », dans le village, on tente de garder le sourire mais le coeur n’y est pas vraiement. Les Brets Brother (domaine de la Soufrandière), leurs voisins, sont passé dans leurs vignes avec des tisanes et des décoctions cicatrisantes. Mais ils ne savent pas non plus ce que cela va donner. Ils ont fait des rangs témoins, avec et sans traitements, pour voir ce que cela va donner. Pendant que nous discutons, sur une parcelle voisine, une petite équipe d’ouvriers viticoles arrive et passe au bidon à dos une pulvérisation qu’Antoine et Nicolas pensent être du soufre. On sent bien que tous sont démunis face à l’ampleur des dégâts.

Même constat au domaine des Héritiers du Comte Lafon. Dominique Lafon est formel, il n’a jamais vu cela. A cette époque, une telle grêle, c’est inédit. Il espère malgré tout une reprise de la végétation, le développement des contre-bourre qui pourraient donner au mieux de la récolte ou tout au moins produire du bois sur lequel tailler l’année prochaine. Mais encore faut il que le climat soit favorable… Lui aussi attend le passage des experts.

Capture d’écran 2016-04-15 à 01.39.21Domaine Gonon

Du coté de la chambre d’agriculture, on tente de minimiser l’étendue des dégâts en invoquant un épisode grêleux très précoce et en disant qu’il est trop tôt pour se prononcer sur des effets sur le millésime 2016, « on a tendance à dramatiser, mais à ce stade, rien n’est joué pour le millésime » tente de rassurer Didier Sauvage. De leur coté les frères Robert eux n’arrivent pas vraiment à relativiser.

Selon Bourgogne Aujourd’hui, ce sont plus de 2000 hectares de vignes qui seraient touchés : « on peut même estimer que près de 2 500 hectares de vignes ont été plus ou moins touchés sur une distance nord-sud de 7-8 kilomètres entre Prissé au nord et Chânes au sud pour le Mâconnais, voire Juliénas encore plus au sud dans le vignoble du Beaujolais. ». De son coté Vitisphère évoque les villages beaujolais de Juliénas et Saint Amour également touchés. 

Les photos de grêle sont issues des comptes facebook des domaines Gonon  et Vincent Girard 

 

 

 

 

Des fûts de Beaujolais enterrés au Mont Brouilly

Des fûts de Beaujolais enterrés au Mont Brouilly

Ce dimanche, les vignerons beaujolais de Brouilly ont enterré trois fût de vins au sommet du Mont Brouilly. Une initiative inédite dans le monde du vin contemporain inspirée de pratiques ancestrales.

Des peuples nomades d’Asie Mineure et de Géorgie, le berceau de la culture de la vigne enterraient des jarres ou des amphores de vins pour le préserver pendant leurs voyages. C’est de cette coutume que se sont inspirés ces viticulteurs beaujolais. Ils ont choisi trois fûts, deux de l’appellation Cru Brouilly et un de l’appellation Côte de Brouilly. Ils sont simplement fermés avec une bonde protégée par une tuile de terre avant d’être recouvert de terre et laissés ainsi pendant 18 mois.

Des fûts de Beaujolais enterrés au Mont Brouilly Des fûts de Beaujolais enterrés au Mont Brouilly Des fûts de Beaujolais enterrés au Mont Brouilly Des fûts de Beaujolais enterrés au Mont Brouilly

La géologie du Mont Brouilly est riche en minéraux ferro-magnésiens et très pauvre en quartz. Elle est composée en majorité de diorite (appelée corne-verte) la plus vieille du Beaujolais et de méta-diorite (granit rose). Les vignerons espèrent que cette force tellurique active aura une action bénéfique sur le vieillissement des vins. 

Les trois fûts de vin vont rester ainsi enterrés pendant 18 mois. Le « réveil » de cette dormance aura donc lieu en octobre 2017. Une dégustation comparative avec des magnum témoins élevés de manière traditionnelle en cave sera alors réalisée afin de constater les effets de ce procédé sur la qualité des vin. Mis en bouteille dans la foulée, une vente caritative au bénéfice du Rotary Club de Belleville en Beaujolais sera alors réalisée.

Reportage vidéo réalisé à cette occasion avec Michel Trichard, président des crus Brouilly et Côte de Brouilly :

Pour en savoir plus :

Espace des Brouilly : www.espace-des-brouilly.com

Les vieux millésimes à l’honneur à la fête des crus du Beaujolais

 

 

Ma semaine en images ! #1

Chassagne vigne ©Marthe Henry - L'actu du vin

J’instaure une nouvelle rubrique sur ce blog pour ceux qui ne me suivent pas sur Facebook ou Instagram et aussi pour garder une trace des choses que j’apprends au fil de ma formation, des découvertes que je fais et des belles bouteilles qui croisent mon chemin. Au programme cette semaine, des outils, des fléaux, deux belles bouteilles et une fête œnotouristique incontournable …Bêche trous vigne ©Marthe Henry - L'actu du vinOn commence à voir des ébauches de grappes dans les vignes. Il est temps de faire les derniers repiquages : remplacer les pieds morts arrachés pendant l’hiver par des greffes (je reviendrai très prochainement sur ces greffes dans un article consacré à la pépinière Colin à Sainte Marie la Blanche que j’ai eu la chance de visiter). Tous les ans il faut procéder à ces remplacements. Pousse de vigne ©Marthe Henry - L'actu du vinGel vigne ©Marthe Henry - L'actu du vinNoctuelle vigne ©Marthe Henry - L'actu du vinLe week-end de Pâques, la vigne a souffert de quelques gelées matinales. On peut constater dans les vignes que certains bourgeons ou jeunes pousses ont été touchés … Autre fléau pour les jeunes pousses, les « mange-bourgeons », des sortes de chenilles qui comme leur nom l’indiquent, mangent les bourgeons ! Ici une « noctuelle », qui n’est active que la nuit et passe la journée recroquevillée sur elle même.
Plantation sécheresse ©Marthe Henry - L'actu du vin
Fiche cul plantation vigne ©Marthe Henry - L'actu du vin

L’outil de la semaine : le « fiche-cul » (l’outil vert ci dessus) ! J’ignore s’il porte ce nom dans toutes les régions, et j’ignore surtout la provenance de ce nom. Il est néanmoins bien utile pour la plantation des greffes surtout lorsque le terrain est très sec. Il permet de faire un trou suffisamment profond et large pour y déposer la greffe. Il faut ensuite recouvrir les racines de la greffe avec de la terre fine pour éviter tout contact avec l’air. On peut également arroser légèrement les greffes. 

Meursault Charmes 1976 ©Marthe Henry - L'actu du vinVincent Carême Vouvray ©Marthe Henry - L'actu du vin

Deux bouteilles ont marqué ma semaine. Tout d’abord un improbable Meursault Charmes 1976 de mon grand père étonnamment frais et encore très vif alors que 1976 a été une année caniculaire un peu comme 2003 (enfin c’est ce qui se dit, moi je n’étais pas encore née!). Et cette découverte : la cuvée l’Ancestrale du domaine Vincent Carême. Un Vouvray pétillant légèrement acidulé aux arômes de pommes granny parfait pour ouvrir l’appétit ou pour profiter des premières soirées ensoleillées. 
Fête des Crus Beaujolais 2014 ©Marthe Henry - L'actu du vin

Direction le Beaujolais pour un rendez vous annuel incontournable : la Fête des Crus du Beaujolais (souvenez vous je vous en ai déjà parlé l’année dernière et il y a deux ans). Cette année le thème de la fête était la danse et le cru mis à l’honneur Moulin-à-Vent. Accompagnée de Mélanie Tarlant, flanquée de notre guide particulière Miss Vicky Wine, nous avons dégusté d’excellent gamays, flâné dans les vignes et goûté à la gastronomie locale (ci dessous un cochon grillé particulièrement appétissant et la plus grosse poêle d’œuf en meurette que j’ai vue de toute ma vie…). Bonne semaine à vous !
Capture d’écran 2014-04-28 à 23.21.23Fête des Crus Beaujolais 2014 ©Marthe Henry - L'actu du vinMiss Vicky Wine Fête des Crus Beaujolais 2014 ©Marthe Henry - L'actu du vinMélanie Tarlant Miss Vicky Wine Fête des Crus Beaujolais  Fête des Crus Beaujolais 2014 ©Marthe Henry - L'actu du vin Oeuf en meurette Fête des Crus Beaujolais 2014 ©Marthe Henry - L'actu du vin

 

 

 

 

 

 

 

Les vieux millésimes à l’honneur à la Fête des Crus du Beaujolais

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Chaque année, le Beaujolais fête ses Crus, ces villages tels que Fleurie, Morgon, Saint Amour où sont produits les vins de prestige. Le temps hivernal n’ayant pas entamé la bonne humeur des amoureux du gamay, c’est à Odenas que s’est déroulée l’édition 2013 de cette manifestation populaire. Pour l’occasion, une dégustation exceptionnelle de vieux millésimes s’est déroulée dans la cave du Château de la Chaize.

« On a tendance à dire que le Beaujolais est un vin qui se boit jeune, et on fait souvent référence au Beaujolais primeur. C’est pour ça que nous avons choisi de faire découvrir des vins de garde et de montrer comment ces crus vieillissent, vous allez être surpris ! » s’enthousiasme Lydie Nesme, vinicultrice au Château de Pierreux. Des vins âgés de 10 à 25 ans étaient proposés à la dégustation.

« Sur ces vieux gamay, on peut trouver des arômes de fleurs, comme l’iris, la pivoine, ou bien la cerise, le kirsh, même si chaque domaine et chaque millésime a des caractère particuliers. La robe n’est pas noire, elle est d’une couleur pelure d’oignon. Mais en terme d’élégance, de finesse et de palette aromatique, on peut vraiment se faire plaisir avec ces vieux millésimes. »

On ne le dira jamais assez, le Beaujolais n’est pas un vin réservé au troisième jeudi de novembre …

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Voir également :

Et un GRAND merci spécial à Anne Victoire pour l’organisation, la bonne humeur et le merveilleux Fleurie de Vicky 🙂 Parce que malgré les éléments déchainés, elle a mis du soleil dans ce week-end !

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Le Beaujolais Nouveau vu par Le vin de Julien

Le vin de Julien, c’est une adresse presque confidentielle, entre les très fréquentées rue des Martyrs et rue Rochechouart. Pour vous recevoir, Julien Arnaud, qui a ouvert sa cave il y a un an tout juste. Inutile de dire qu’il est passionné, car pour devenir caviste indépendant à Paris, c’est une qualité obligatoire.

Sa sélection de Beaujolais nouveau :

Rencontre autour du Beaujolais nouveau avec Julien Arnaud : 

Le Vin de Julien, 42 rue Condorcet, 75009 Paris