Ma semaine en images #2

Vignes printemps Bourgogne ©Marthe Henry - L'actu du vin

Allez savoir pourquoi, cette semaine je me suis prise de passion pour les insectes (oui il y a des semaines comme ça)  ! Avec le retour de la pluie, les vignes se sont couvertes de petits escargots jaunes, rien à voir avec les gros escargots de Bourgogne qui aiment nager dans du beurre persillé… 

Escargots vignes Bourgogne ©Marthe Henry - L'actu du vinInsectes coccinelle vigne ©Marthe Henry - L'actu du vinInsectes coccinelle vigne ©Marthe Henry - L'actu du vinEscargots vignes Bourgogne ©Marthe Henry - L'actu du vinLa découverte culinaire de la semaine : Aux Terrasses, le restaurant étoilé de Jean Michel Carrette qui a pris la succession de son père Michel. Le cadre y est chaleureux avec de grandes tables en bois massif et la cuisine vraiment succulente. Pour ne rien gâcher, la carte des vins vraiment très intéressante n’est pas excessive sur les prix … Je vous recommande le menu « Mets Encore… », un menu surprise qui laisse libre choix au chef selon son inspiration du moment. 

Aux Terrasses Tournus Carrette ©Marthe Henry - L'actu du vinTerrasses Tournus Carrette ©Marthe Henry - L'actu du vinAux Terrasses Tournus Carrette ©Marthe Henry - L'actu du vinAux Terrasses Tournus Carrette ©Marthe Henry - L'actu du vinChai l'un chai l'autre ©Marthe Henry - L'actu du vin

Direction l’Yonne pour le salon « Chai l’un chai l’autre », salon de vin nature qui avait lieu cette année dans la cuverie du Domaine de la Cadette. J’ai notamment pu déguster les vins de Julien Altaber (ancien stagiaire de Dominique Derain désormais également installé à Saint Aubin), Jean Christophe Comor (Provence), Jérémie Illouz (Cahors), Claire Naudin (Magny-lès-Villers). Avec Athénaïs de Béru (du domaine éponyme) comme guide, difficile de resister aux charmes de cette magnifique région viticole, de ses villages pittoresques et de l’atmosphère recueillie de Vézelay.  

Chai l'un chai l'autre ©Marthe Henry - L'actu du vinYonne ©Marthe Henry - L'actu du vinYonne ©Marthe Henry - L'actu du vin Vézelay ©Marthe Henry - L'actu du vin Vézelay ©Marthe Henry - L'actu du vinVézelay ©Marthe Henry - L'actu du vin Vézelay ©Marthe Henry - L'actu du vinVignes Béru Chablis ©Marthe Henry - L'actu du vin

Petit détour par la Saône et Loire avant de rentrer en Côte d’Or pour rendre visite à Jean-Yves Devevey (domaine du Bois Guillaume), vigneron basé à Demigny qui ouvrait les portes de son domaine pendant le week-end. Pour l’occasion, son épouse Brigitte avait confectionné jambon persillé et terrines maison afin d’accompagner les dégustation des vins qu’ils produisent sur leurs 6 hectares de vignes cultivées avec une attention toute particulière au respect de la nature. J’espère avoir l’occasion de vous reparler du travail particulièrement intéressant de ce vigneron curieux et malicieux très prochainement ! En attendant je vous conseille la lecture de son blogJean Yves Devevey Vézelay ©Marthe Henry - L'actu du vinJean Yves Devevey Vézelay ©Marthe Henry - L'actu du vin

Jean Yves Devevey Vézelay ©Marthe Henry - L'actu du vinJean Yves Devevey Vézelay ©Marthe Henry - L'actu du vinLa bouteille de la semaine est ce Beaune 1er Cru Pertuisot 2010 de Jean Yves Devevey qui m’a réconcilié avec Beaune, une appellation avec laquelle je n’avais jamais vraiment eu d’émotion auparavant, et dont je trouve souvent les rouges un peu trop durs et carrés. Cette cuvée est d’une souplesse et d’une finesse qui m’ont davantage fait pensé à un Volnay, avec une belle matière. Je vous la recommande vivement ! Bonne semaine à tous !

Pour en savoir plus : 

Vous aimerez également : 

Publicités

Le Beaujolais Nouveau vu par Le vin de Julien

Le vin de Julien, c’est une adresse presque confidentielle, entre les très fréquentées rue des Martyrs et rue Rochechouart. Pour vous recevoir, Julien Arnaud, qui a ouvert sa cave il y a un an tout juste. Inutile de dire qu’il est passionné, car pour devenir caviste indépendant à Paris, c’est une qualité obligatoire.

Sa sélection de Beaujolais nouveau :

Rencontre autour du Beaujolais nouveau avec Julien Arnaud : 

Le Vin de Julien, 42 rue Condorcet, 75009 Paris

A la rencontre des vignerons indépendants de Bourgogne

Pour la deuxième fois, les vignerons indépendants de Cote d’Or ont ouverts leurs caves un même week-end. Une initiative oenotouristique concertée et prometteuse.

Une vingtaine de producteurs, mais un seul soucis : accueillir au mieux les promeneurs. Guidés par des panneaux jaunes fluos disséminés au travers des villages bourguignons en vieilles pierres, les touristes se laissent tenter et entrent volontiers dans les caves ouvertes pendant tout un week-end.

Entre deux dégustations, au domaine François Buffet à Volnay, on en profite pour faire un peu de pédagogie : sur le vin en général, et sur celui des vignerons indépendants en particulier.

Les visiteurs sont avant tout des touristes qui étaient déjà dans la région. Ou même des voisins, curieux, mais qui n’osent pas toujours demander à déguster.

Rares sont ceux qui ont fait le déplacement exprès pour cet événement. Mais tous sont ravis de trouver ces viticulteurs disponibles.

Cette opération « caves ouvertes », c’est l’assurance pour les amateurs de trouver des viticulteurs entièrement dévoués à ces rencontres. Ils peuvent ainsi, d’un village à l’autre, déguster et acheter de bonnes bouteilles au gré de leurs envies, tout en prenant le temps de discuter. Pas besoin de prendre rendez vous ni de prévenir à l’avance, les vignerons volontaires, comme François Parent (domaine Gros-Parent à Pommard) ont fait le choix de se rendre disponible ce week end, pour accueillir chez eux ces amateurs de vin.

Et l’avantage de ce week-end portes ouvertes, au delà de la disponibilité et de la spontanéité qui en résulte, c’est qu’ils permettent de développer l’échanger entre viticulteurs et clients. Recevoir les clients chez soi, sans rendez vous, c’est permettre des rencontres, créer des liens avec les clients.

Un contact souvent concrétisé et finalisé par un acte marchand. Mais qui est primordial pour le client comme pour le vigneron.

Fidéliser une clientèle grâce au contact, au lien que crée la rencontre, c’est un enjeu majeur de l’oenotourisme. Les vignerons indépendants, l’ont bien compris.

En marge des salons où ils vont à la rencontre de leurs clients, les vignerons indépendants organisent partout en France de plus en plus d’événements oenotouristiques, lors desquels ils permettent aux clients de venir découvrir leurs domaines. Ainsi fédérés au niveau régional, ils arrivent à mobiliser davantage de touristes. Et certains songent déjà à un week end portes ouvertes au niveau national.

Pour en savoir plus :

Le site des vignerons indépendants

Le compte rendu du journal Le Bien Public

Le compte rendu du site Bourgogne Live

Une dégustation en live sur twitter : une première en France

Organiser une dégustation de vin et la faire partager en temps réel via internet au plus grand nombre. Voici le pari inédit en France relevé par quelques internautes vinophiles. Avec un résultat encourageant.

Trois producteurs assis dans une cave voutée beaunoise. Olivier Leflaive (Puligny), Bernard Van Berg (Meursault) et Véronique et Bernard Bonnin (Meursault). Ils dégustent l’un après l’autre les vins de chacun. Au fil des bouteilles, les questions sont plus faciles, et les viticulteurs se découvrent à travers leurs vins.

Une dégustation normale. S’il n’y avait, sur l’autre bout de la table, des ordinateurs (à coté desquels on trouve également quelques verres). Devant eux, François Desperriers et Aurélien Ibanez (du webzine Bourgogne Live) et Miss Vicky Wine, blogueuse. Leur mission : retranscrire en temps réel ce qui se dit et ce qui se déguste … un exercice difficile.

L’événement est inédit, en France uniquement. Aux Etats Unis, il y a déjà eu des précédents. Le 25 mars dernier, sur une initiative de Josh Wade (drinknectar.com), une dégustation en ligne de Washington merlot a été organisée. Josh Wade bénéficie d’une audience très vaste puisqu’il tient le blog sur le vin le plus vu aux Etats Unis.

Après le Washington Merlot, place au chardonnay. Cépage le plus répandu dans le monde qu’un autre Américain, Rick Bakas a décidé de mettre à l’honneur. Il a donc lancé le mouvement : la journée du 6 mai devenait la journée du chardonnay. Et qui dit chardonnay, dit également Bourgogne : c’est là que ce cépage est né et que les plus grands crus de ce vin blanc sont produits.

Deux Bourguignons se sont donc lancés. Répondant à l’initiative de Rick Bakas, François Desperriers et Aurélien Ibanez (du webzine Bourgogne Live) ont entrepris d’apporter leur contribution à cette journée. Ils ont mis sur pieds en quelques jours cette dégustation presque improvisée.

Une audace récompensée par une large couverture médiatique (voir plus bas) mais qui a un peu peiné à trouver son public. Aux Etats Unis, le site de micro-blogging Twitter sont extrêmement développés alors que sa fréquentation en France reste embryonnaire. Au final, Bourgogne Live (en français) et Miss Vicky Wine (en anglais) ont tenté de créer une émulation sur ce site, en décrivant l’ambiance et le contenu de la dégustation presque minute par minute. Mais l’audience et la réactivité n’ont pas été à la hauteur de leurs espérances.

Curieux, les viticulteurs se sont également prêtés à un exercice inédit pour eux. Véronique Bernard-Bonnin, viticultrice à Meursault y voit une opportunité de communiquer de manière différente.

Pour Olivier Leflaive, intérêt de cette soirée, c’est avant tout la rencontre avec les autres viticulteurs et l’échange avec eux autour des vins. Internet, twitter, il avoue lui même n’y rien comprendre et ne pas vraiment s’y intéresser, sauf si c’est pour faire la promotion du Bourgogne …

De leur coté, les initiateurs de cette dégustation se félicitent avant tout d’avoir réuni autour d’eux trois producteurs de vin très différents. Ils envisagent toutefois quelques améliorations pour les fois prochaines.

Cette première n’a eu qu’une faible audience sur sa cible directe (les amateurs de vin utilisateurs de twitter). Cette initiative a en revanche eu un impact énorme par l’intermédiaire de la presse traditionnelle. France Inter, France 3, le Bien Public (presse quotidienne régionale), Bourgogne Aujourd’hui ont relaté cet événement. Une couverture médiatique inespérée qui a salué la motivation de Bourgogne Live et le dynamisme des nouveaux médias du vin.

Les meilleures applications pour iPhone gratuites sur le vin

Carnets de cave, jeux, glossaires, cartes interactives des vignobles, antisèches sur les appellations, … Revue des applications pour iPhone indispensables et surtout gratuites .

Hachette Vins

La plus encyclopédique

Idéal pour en savoir un peu plus sur le vin que vous buvez : choisissez l’appellation vous en saurez davantage sur le climat, le sol, les cépages, le temps de garde, …

Une catégorie millésime indique les cotations par région ou par année.

Les plus : des cartes détaillées et très lisibles des vignobles.

Un glossaire mélant termes techniques et œnologiques.



Grands vins de Bordeaux

La plus bordelaise

Perdus dans les classements de vins de Bordeaux ? Cette application est idéale pour s’y retrouver. Trois entrées sont proposées : le classement traditionnel des crus de Bordeaux, les appellations, ou la carte du vignoble.

Simple et efficace, cette application a certes une utilité restreinte mais remplit ses promesses.


















1855

La plus commerciale

C’est l’application du site de vente en ligne 1855 qui revendique 25 000 références de bouteilles. Grace à cette application, on peut donc tout savoir sur certains vins (ceux que le site propose à la vente). On peut ainsi connaître la note donnée par Parker, le Wine Spectator ou les clients de 1855 pour un vin donné. En un simple clic, on peut également appeler 1855 et commander des bouteilles.

Petit point négatif : au bout de 30 jours d’utilisation, il faut se créer un compte personnel.


Grape it

La plus simple

Carnet de dégustation personnel. Comme il n’est pas intuitif, il faut rentrer soi-même le pays, l’appelation, le cépage, le millésime, …

Le plus : une fonction mail permet d’envoyer ses commentaires à ses amis.


Wine Notes (en anglais)

La plus personalisable

C’est le carnet de dégustation le plus complet et le plus facile à utiliser. On y rentre la photo, le producteur et l’année, le cépage … mais on va bien plus loin. Cette application permet d’établir le profil du vin en évaluant acidité, tannins, corps, … Puis de choisir parmi les aromes que l’on retrouve traditionnellement dans le vin (plus d’une cinquantaine d’icones sur lesquelles il suffit de cliquer pour que l’arome s’ajoute). On peut également entrer la date et le lieu de dégustation ainsi que le prix de la bouteille.

Au final, la fiche est complète et facile à lire.

Synchronisation également avec twitter pour communiquer vos impressions de dégustation.















Drync Wine Free (en anglais)

La plus communautaire

Vous voulez connaître l’avis des autres amateur sur un vin ? Cette application donne la note moyenne et médiane obtenue ainsi que les critiques laissées par les autres utilisateurs de l’application. De très nombreuses références mais encore assez peu de critiques.

Pour enrichir cette base de données, on peut d’ailleurs laisser ses commentaires sur les fiches existantes ou en créer une pour noter un vin que l’on a déguster. Seul bémol : cette application anglophone recense principalement des vins américains.

Cette application peut se synchroniser avec twitter pour y publier les bouteilles que vous avez dégustées et commentées.




iVineyards Lite

La plus ludique

Le principe de ce jeux : vous travaillez dans une cuverie. Votre mission, si vous l’acceptez, est d’y maintenir l’ordre. Tout est une question de réflexes et de rapidité. Il faut mettre les grapes dans les futs,  les verres sur les présentoirs et les bouteilles sur les égouttoirs.

Attention, ce n’est pas si simple. Des insectes peuvent envahir votre cave : il suffit de les détruire avec le spray …



Pour en savoir plus

Revue du meilleur des applications sur le vin chez Vitisphere et Terre de Vins

Bourgogne Live a testé l’application 1855 ici et l’application Hachette Vins ici

Un sommelier dans mon Blackberry ici

Deux semaines après la tempête, les viticulteurs sont inquiets

Vignes submergées, sols chargés en sel marin : la tempête qui a traversé la France il y a deux semaines n’a pas seulement frappé les ostréïculteurs ou les maraîchers. Pour les viticulteurs aussi, le coup est dur.

David Turbé (© Xavier Léoty pour Sud Ouest)

« Il faut nous sortir la tête de l’eau ». David Turbé est viticulteur et cultivateur à La Couarde sur Mer, sur l’île de Ré. Il y produit du pineau, du cognac, mais aussi du vin de pays et du vin de table avec son frère. Sur leurs 25 hectares de vignes, 18 ont été submergées totalement par la mer, pendant presque une semaine après le passage de la tempête. Et pour ses 3 hectares de jeune vigne, il a peu d’espoir. « La jeune vigne a des racines peu profondes, de 20 à 30cm seulement. Elles a donc absorbé une grande quantité d’eau de mer. »

« Si elle crêve, elle crêve et il faudra bien arracher ! » lache t-il, fataliste. « 3 ha de vignes à replanter, ca veut dire 54 000 euros de frais » . Une récolte perdue, des frais supplémentaires. Mais pas seulement. Car avant de pouvoir replanter, il faudra attendre que le sol se soit déchargé de tout le sel marin qu’il a absorbé. Et selon lui, « cela peut prendre deux à trois ans ».

Cela n’aurait jamais du arriver

Les autres vignes ont plus de chance de s’en sortir, même si rien n’est sur. Avec leurs racines plus profondes elles peuvent prendre de l’eau plus profondément dans le sol. « On devrait être fixé d’ici un mois« . Car dans un mois environ, les bourgeons vont commencer à apparaître. « Si le sel a un effet sur ces vignes, on le verra à ce moment là : les bourgeons se mettront à brunir ».

Les vignes de l'île de Ré après le passage de la tempête

Inquiet, David Turbé l’est assurément. Mais il est davantage en colère.  « Dans le pire des cas, pour moi comme pour d’autres, ça peut être la faillite ». Cela n’aurait jamais du arriver selon lui. Aucune leçon n’a été tirée de la tempête de 1999. « C’était un avertissement : la digue avait déjà été endommagée à l’époque. Nous avons tenté  d’avertir les autorités compétentes, mais aucun travaux, aucun entretien n’ont été effectué. S’ils avaient été réalisés, la mer serait quand même passée mais pas à ce point ! »

Son espoir désormais, il le nourrit en regardant du coté des tribunaux « J’attends de pied ferme que justice soit faite. Certains services de l’Etat ont fait preuve d’une incompétence totale et nous ont mis en danger. »

L’entraide permet de se remettre au travail

L’eau s’est retirée des vignes. Et les viticulteurs rétais ont découvert avec stupeur leurs parcelles ravagées. « Il y avait des arbres entiers, des bateaux, des algues partout dans les rangs. Tout le bois de la taille qui était au sol pris dans les fils. On était tous sous le choc ». Alors David Turbé a eu une idée avec quelques amis de La Couarde sur Mer. Prenant exemple sur l’élan d’entraide qui a permis de nettoyer les maisons endommagées, il a demandé de l’aide pour nettoyer les vignes.

Les vignes de l'île de Ré au lendemain de la tempête

Et là encore la solidarité a marché. 300 personnes se sont présentées spontanément pour déblayer les vignes. « En 4 heures, on a nettoyé 25 hectares. Sans cette solidarité ça nous aurait pris des jours et des jours. Et puis, franchement, ça m’a mis un peu de baume au coeur de voir ces gens se mobiliser pour nous aider ! »

La taille est achevée, les vignes sont nettoyées. Les viticulteurs rétais se mettent désormais à broyer le bois taillé et vont commencer le palissage (remplacer les piquets défectueux et remettre en état les supports de la vigne). Un travail normal à coté duquel s’effectuent des prélèvements, pour analyser le taux de sel dans le sol. A la coopérative des viticulteurs rétais, deux techniciens sont à pied d’œuvre depuis le début de la semaine.

Il faut mesurer les dégats causés par la tempête. A la coopérative, on aide les viticulteurs dans la mesure du possible. Car outre les dégats matériels, il y en a qui ont aussi perdus leurs produits phyto sanitaires dans les inondations de leurs hangars ou qui ont des tracteurs et des outils endommagés.

Dernier avertissement

En Gironde, on prend tout cela très au sérieux. De manière générale, les exploitations y ont moins souffert de la tempête qu’en Charente-Maritime. Deux exploitations à Macau ont tout de même été très sévèrement inondées. « C’était un spectacle d’apocalypse » raconte Philippe Bourdens, responsable du service environnement à la Chambre d’agriculture de Gironde.

Vignes de Macau après le passage de Xynthia

« Cela risque fort de se reproduire ». Selon lui, cette tempête et les dégats considérables qu’elle a engendré devraient étre pris comme un dernier avertissement. « Si rien n’est fait, Bordeaux et sa région ne sont pas à l’abris. Les digues ne sont pas assez hautes et on ne peut pas se contenter d’étendre les zones de crues. A terme, ce n’est pas une bonne solution ».

Pour l’instant les viticulteurs se sont remis au travail, ont pour la plupart chiffré l’ensemble des dégats que la tempête leur a causé. Et attendent. Que des leçons soient tirées de cette catastrophe, que les hypothétiques aides évoquées au lendemain de la catastrophe arrivent, mais surtout, que la vigne repousse.

Marthe Henry

A lire pour en savoir plus :

La colère de l’île de Ré dans le Journal Du Dimanche

L’île de Ré au régime sans sel dans Sud Ouest

La Saint Vincent Tournante : Revue de presse

Du coté des préparatifs de la fête

Bourgogne Aujourd’hui (n°92, février-mars) consacre une page à la confection des fleurs et décors qui orneront le village,

France 3 Bourgogne est venu à Chassagne-Montrachet suivre les préparatifs de la fête : au programme, bonne humeur des ateliers de confection et pour certains, une parenthèse de convivialité dans la solitude quotidienne.

TF1 a réalisé un reportage pour le journal de 13h du vendredi 29 janvier sur leur mise en place et l’ambiance du village à quelques heures du début des festivités.


Lire la suite