D’Irancy à Noyers Sur Serein, promenade dans l’Yonne

Promenons nous dans l’Auxerrois en attendant que le printemps y soit … D’Irancy à Noyers sur Serein, escapade dépaysante et gourmande en Bourgogne septentrionale à mi chemin entre Paris et Beaune où bâti médiéval et paysages viticoles alternent aimablement.

Village viticole réputé pour ses vins rouges, ce village fait figure d’exception dans ce coin de Bourgogne situé entre Saint Bris réputé pour ses vins blancs de sauvignon (la seule appellation Bourguignonne produisant ce cépage) et Chablis, immense région de production de chardonnay. L’implantation de la vigne dans ce village remonterait au IIe siècle. Créée en 1998, l’appellation « Irancy » produit donc exclusivement des vins rouges majoritairement composé de pinot noir et dans une proportion minoritaire de cépage césar.

Également réputé pour sa production de cerises, ce village est également à voir au printemps lorsque les cerisiers en fleurs recouvrent les coteaux.  Ne pas rater à Irancy la très belle église Saint Germain fondée par les moines d’Auxerre au XIIIe siècle 

 

Véritable institution dans la région, le Soufflot est l’endroit idéal pour un déjeuner gourmand dans une ambiance conviviale. Les plats sont généreux, la carte des vins remarquable avec une sélection de vins de la région évidemment mais également de très belles références dans la plupart des régions de France. Prix doux et accueil généreux : on ne peut rêver mieux ! Il se murmure que le Soufflot devrait ouvrir très prochainement un deuxième établissement, situé à Meursault…

Pour l’anecdote, on retiendra que ce restaurant doit son nom à Jacques Germain Soufflot, architecte du 18e Siècle né à Irancy. On lui doit notamment la réalisation du Panthéon à Paris (la rue Soufflot a d’ailleurs une place au Panthéon de la chanson française, bonus en musique ici) mais également la façade de l’Hotel Dieu à Lyon. Il est le grand homme d’Irancy. 

Entre deux coteaux, arrêt à Chitry. Du 10eme au 13e siècle ce village était séparé en deux, une partie appartenant au comté de Tonnerre (en Champagne), et la seconde appartenant au comté d’Auxerre (en Bourgogne). On y produit des vins blancs et rouges mais ce village vigneron est surtout remarquable pour son église fortifiée. Sur les 4 tours qu’elle possédait on peut aujourd’hui admirer surtout sa tour ronde ressemblant à un donjon et sa tour carrée.

Arrivée à Noyers sur Serein, un des plus beaux villages de France aux très nombreux vestiges médiévaux. De nombreuses entrées de caves rappellent ici aussi l’importance historique de la viticulture. A l’Ascension, les vignerons se rendent à la porte de Tonnerre et décorent la statue de la Vierge à l’Enfant, leur protectrice. Mais Noyers-sur-Serein a aussi été une ville d’agriculture (à ne pas rater, la place du Marché-au-blé). Elle tire d’ailleurs son nom du mot nux, la noix. La ville toute entière renvoie l’image d’une cité paysanne plutôt prospère.

Étape obligatoire également à l’église Notre Dame édifiée entre 1491 et 1515 qui est de style gothique très pur. Terminez votre visite le loin du Serein qui longe le village. Vous pourrez admirer les anciens remparts et les 19 tours de fortifications qui sont encore partiellement visibles ou intactes. 

En espérant vous avoir donné envie de découvrir ou redécouvrir cette partie de Bourgogne. N’hésitez pas à me donner vos bonnes adresses et vos villages coups de coeurs aux alentours…

 

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Côte de Beaune : la reine des neiges

Le 1er mars, la Côte d’Or s’est éveillée sous un inhabituel manteau de neige. L’occasion de capturer quelques paysages aussi magnifiques qu’éphémères. Pendant que les vins sommeillent encore en cave, petite revue de tableaux enneigés saisis entre les vignes de Chassagne-Montrachet et Pommard en passant par Meursault.

      

Une minute d’oenotourisme par soir sur France Télévision

« 1 Minute, 1 Vignoble » : France Télévisions va diffuser un programme oenotouristique construit avec 6 régions viticoles françaises et Vin & Société.

Le 27 mars, France Télévisions lance un programme oenotouristique court baptisé « 1 Minute, 1 Vignoble » sur les régions viticoles deBordeaux, Bourgogne, Champagne, Languedoc, Provence et Côtes du Rhône Il sera diffusé sur France 2 du lundi au jeudi (du 27 mars au 4 mai) et sur France 5 du vendredi au dimanche (du 28 avril au 18 juin) vers 20h35. 

100% axé sur la culture et le patrimoine, ce programme inédit constitué de 18 films d’une minute chacun, propose au spectateur une promenade oenotouristique qui le conduira à la découverte des terroirs et mettra en lumière un paysage, une histoire, un lieu ou un savoir-faire spécifique autour de l’animatrice Tiga.

Objectif ? Faire découvrir au grand public la diversité et la richesse du patrimoine viticole français : savoir-faire traditionnel à Bordeaux ; Climats de Bourgogne ; histoire et géographie en Champagne ; terroirs du Languedoc ; routes des vins de Provence ; patrimoine et culture en Côtes du Rhône ; histoire viticole de Paris. Chaque programme racontera un peu de notre histoire commune.

« 1 Minute 1 Vignoble » a fédéré 6 régions viticoles sur la base du volontariat des interprofessions participantes. Il a été conçu par le Studio Kabo et parrainé par Vin & Société. « Ce programme inédit a pour objectif de raconter aux téléspectateurs un peu de l’histoire du patrimoine viticole français et de leur donner l’envie de partir à la découverte des vignobles comme 10 millions de touristes l’ont déjà fait en 2016 » commente Joël Forgeau, Président de Vin & Société.

 

(source : communiqué de presse Vin et Société)

Une journée avec … Athénaïs de Béru

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Athénaïs, c’est une sorte de chainon manquant entre Fifi Brindacier et Lalou Bize-Leroy. C’est la malice, le pétillement, l’étonnement associée à une expérience, un amour de la nature et une passion pour la vigne et le vin. Il lui a fallu une bonne dose d’audace pour quitter l’univers de la finance et sa vie parisienne et venir vivre à Béru en 2004, dans ce microscopique village de l’Yonne (une centaine d’âmes). De l’audace, mais pas d’inconscience. De la perspicacité aussi, et de la ténacité, pour imposer une viticulture biologique et biodynamique. Elle détonne dans l’univers du chablisien.

Béru c’est tout d’abord une magnifique propriété articulée autour d’un chateau, monument classé de style renaissance érigé sur des fondations du XIIIe siècle. Il appartient à la famille depuis plus de 400 ans. Dévasté par la crise phylloxérique, c’est le père d’Athénaïs qui a replanté l’ensemble du domaine dans les années 80. Le domaine compte actuellement 13 hectares, entièrement cultivé en bio et biodynamie…

Elle marche d’un pas décidé. Derrière le chateau, on découvre un clos ceint de murs : le Clos Béru, une parcelle d’un seul tenant que jouxte une petite parcelle, l’Orangerie. C’est un peu son jardin, alors elle les bichonne particulièrement. Malgré le travail de gestion du domaine, de commercialisation du vin et de suivi des élevages, elle met un point d’honneur à passer le plus de temps possible aux vignes avec son équipe, surtout lorsque les travaux sont rudes ou que le temps est maussade : quand il y a un coup de mou dans l’équipe, elle s’arrange toujours pour être là. Les journées sont parfois longues, des préparations biodynamiques aux aurores jusqu’à la gestion du domaine tard le soir. Mais la bonne humeur d’Athénaïs n’est que très rarement ternie. 

 

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Ce dimanche maussade d’avril, la vigne pleure, signe de la reprise de l’activité de la plante après la dormance hivernale, sorte d’hibernation végétale. Les branches ne sont pas encore « baissées », c’est à dire attachées au fil pour domestiquer sa pousse. La densité de plantation est de 6500 pieds par hectare. Les vignes ont en moyenne 30 ans et sont taillées en guyot double.  

Athénaïs attache une grande importance à la taille et s’attache à préserver un flux de sève optimum pour chaque cep. Les sols sont travaillés au cheval. Elle a également fait l’essai de mettre des moutons pour désherber les rangs du Clos Béru et espère bien essayer également avec des poules. En s’éloignant du Chateau, le paysage vallonné se dessine. Les coteaux voisins abritent les autres parcelles du domaine, notamment la Cote aux Prêtres qui offre une vue d’ensemble sur le Chateau et son Clos. 

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La cave est située dans une des ailes du chateau de Béru. Athénaïs privilégie des élevages plutôt long et y apporte un soin particulier. De 14 à 16 mois pour les Chablis, environ 18 mois pour le Chablis ORangerie et le Clos Béru (les deux parcelles adjacentes au château) et plus de 18 mois pour le Chablis Vaucoupin 1er Cru. Les vins ne sont ni collés ni filtrés, et les doses en soufre sont calculées au minimum. 

Trônant au milieu de la cave, un fût Stockinger de 600L, la haute couture de la tonnellerie qui prouve l’attachement d’Athénaïs au soin de l’élevage. Mais ce qui attire l’oeil c’est surtout une énorme amphore en terre cuite. Une amphore qui vient de Géorgie et dans laquelle elle effectue des macérations pelliculaires de raisins blancs pour produire des vins dits « oranges », une méthode ancestrale dans les pays méditerranéens tels que l’Italie ou la Géorgie justement. Au lieu d’être pressés directement après les vendanges, les raisins sont mis entiers dans cette amphore et n’en sortiront qu’une fois après que le vin aura été mis en bouteille. Les tanins (principalement contenus dans les peaux des raisins rouges mais qui existent aussi dans celles des raisins blancs) apportent une structure plus complexe à ces vins car la pellicule de la peau reste en contact avec le jus, une caractéristique qui plait beaucoup à Athénaïs.

A côté de ses cuvées « traditionnelles » de Chablis du domaine de Béru, Athénaïs s’est effectivement lancé un défi supplémentaire en créant un négoce. Ce négoce lui permet de travailler d’autres cépages comme le sauvignon de Saint Bris mais surtout de faire des vins rouges, car le domaine de Béru ne produit que des vins blancs. Elle a également fait un essai de pétillant naturel, un vin effervescent.  En cave comme à la vigne, il y a beaucoup d’énergie déployée et beaucoup d’émulation. 

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Les portes du Chateau franchies en passant sous un imposant porche où un cadran solaire et lunaire du 16e siècle nous renseigne, direction Chablis, où c’est jour de marché et où Athénaïs a ses habitudes, notamment chez son fromager, Sylvain. Un remède anti déprime tant par la qualité de ses fromages que par la jovialité de son accueil. Chablis est presque exclusivement dédiée à l’oenotourisme, on y trouve beaucoup de commerces de bouche et de caveau de dégustation. 

Mais quel meilleur endroit que le Chateau de Béru pour boire un verre de Clos Béru… Et comme Athénaïs aime faire partager sa passion pour ses vins, elle a créé un bar à vin éphémère dans les anciennes écuries du château qui ouvre exclusivement l’été. On peut y déguster les vins du domaine et du négoce associés à quelques tapas et petits plats faits maison et avec les produits du marché ou des producteurs locaux. Une initiative chronophage mais qui permet une dégustation unique. Pour prolonger un peu plus encore le séjour, la maman d’Athénaïs tient également des chambres d’hôtes au domaine. A Béru, on a le sens du partage en héritage et une joie de vivre furieusement contagieuse !

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Pour vous rendre au domaine :

Château de Béru, 32, Grande Rue , 89700 Béru – Tel : (33) 03 86 75 90 43

 

 

 

 

Des fûts de Beaujolais enterrés au Mont Brouilly

Des fûts de Beaujolais enterrés au Mont Brouilly

Ce dimanche, les vignerons beaujolais de Brouilly ont enterré trois fût de vins au sommet du Mont Brouilly. Une initiative inédite dans le monde du vin contemporain inspirée de pratiques ancestrales.

Des peuples nomades d’Asie Mineure et de Géorgie, le berceau de la culture de la vigne enterraient des jarres ou des amphores de vins pour le préserver pendant leurs voyages. C’est de cette coutume que se sont inspirés ces viticulteurs beaujolais. Ils ont choisi trois fûts, deux de l’appellation Cru Brouilly et un de l’appellation Côte de Brouilly. Ils sont simplement fermés avec une bonde protégée par une tuile de terre avant d’être recouvert de terre et laissés ainsi pendant 18 mois.

Des fûts de Beaujolais enterrés au Mont Brouilly Des fûts de Beaujolais enterrés au Mont Brouilly Des fûts de Beaujolais enterrés au Mont Brouilly Des fûts de Beaujolais enterrés au Mont Brouilly

La géologie du Mont Brouilly est riche en minéraux ferro-magnésiens et très pauvre en quartz. Elle est composée en majorité de diorite (appelée corne-verte) la plus vieille du Beaujolais et de méta-diorite (granit rose). Les vignerons espèrent que cette force tellurique active aura une action bénéfique sur le vieillissement des vins. 

Les trois fûts de vin vont rester ainsi enterrés pendant 18 mois. Le « réveil » de cette dormance aura donc lieu en octobre 2017. Une dégustation comparative avec des magnum témoins élevés de manière traditionnelle en cave sera alors réalisée afin de constater les effets de ce procédé sur la qualité des vin. Mis en bouteille dans la foulée, une vente caritative au bénéfice du Rotary Club de Belleville en Beaujolais sera alors réalisée.

Reportage vidéo réalisé à cette occasion avec Michel Trichard, président des crus Brouilly et Côte de Brouilly :

Pour en savoir plus :

Espace des Brouilly : www.espace-des-brouilly.com

Les vieux millésimes à l’honneur à la fête des crus du Beaujolais

 

 

Château Sainte Roseline : grand cru rosé et site classé de Provence

Château Sainte Roseline, c’est un rosé de Provence fameux, un grand cru classé même, qui fait la renommée du domaine. Mais un point d’honneur est mis aussi à la réalisation de grands vins blancs et rouges, qui comptent pour 45% dans la production du domaine. La propriété viticole en elle même compose un patrimoine exceptionnel, tourné depuis des années vers l’œnotourisme. Visite guidée avec Aurélie Bertin, la pétillante propriétaire de ce domaine séculaire.

Un domaine viticole vieux de plus de 7 siècles

Depuis le 10e siècle il y a des traces de l’existence de ce domaine, mais c’est vraiment au milieu du 11e siècle qu’un ermite s’est installé ici parce qu’il y avait une source. Un oratoire puis une abbaye ont été créés. Sainte Roseline était la mère prieure de cette abbaye au 14e siècle et à son décès en 1329, elle a été inhumée dans le cloître. Son corps repose toujours aujourd’hui dans la chapelle sous une chasse de cristal. Sainte Roseline était la protégée de l’évêque de Fréjus et c’est cet évêque qui a créé le vignoble du Château Sainte Roseline au 14e siècle, il est ensuite devenu Pape en Avignon.

C’est un vieux domaine qui a plus de 7 siècles d’histoire de culture de la vigne. On a acquis ce domaine en 1994, mes parents ont restructuré le domaine et reconstruit les caves. Ce qui est important, c’est que cette fameuse source, à l’origine du domaine, existe encore aujourd’hui et permet de produire les 400 000 bouteilles annuelles du domaine ainsi qu’une irrigation naturelle du vignoble.

Ce domaine est chargé d’histoire et pour nous, c’est très important. On essaye de l’ouvrir le plus possible pour le faire découvrir aux visiteurs. On fait visiter les caves mais aussi toute la partie historique du Château, le cloître, la chapelle.On explique l’histoire de ce domaine. Il est connu pour ses vins, qui sont crus classés, mais aussi pour son site, classé monument historique.

L’ouverture à l’œnotourisme est primordiale car les gens qui sont venus visiter les caves, qui ont entendu l’histoire du domaine, se souviennent de nous. On a de la chance d’être dans une région extrêmement touristique, ce qui nous fait une publicité énorme dans le monde entier. J’ai pris la relève de mes parents ici au domaine en 2007 et c’est une très belle histoire qui se perpétue. J’espère que mes enfants continueront aussi !

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Seulement 55% de rosés, et un gros travail sur la qualité des vins

On a vraiment fait un gros travail au niveau de la qualité des vins. On met tout en œuvre pour faire des vins de grande qualité. La différence entre un rosé sur le fruit, qu’on peut boire tous les jours autour de la piscine ou à la plage et un rosé de gastronomie, c’est vraiment la structure en bouche. Beaucoup de rosés sont très agréables, très aromatiques, mais sont souples et assez simples en bouche. Les rosés de garde ont beaucoup de matière en bouche, ont une belle structure et peuvent être associés à une cuisine puissante et gastronomique. Un cépage comme le mourvèdre, qu’on utilise beaucoup dans nos cuvées haut de gamme, est un cépage qui a de la structure.

Le rosé ne représente que 55% de la production du domaine, alors que la plupart des producteurs de l’appellation lui consacrent environ 90% de leurs productions. Aurélie Bertin défend ce choix de produire également 30% de rouge et 15% de blanc : « On peut faire de très grands blancs et de très grands rouges ici. Sainte Roseline a toujours été un terroir excellent pour les rouges. On a des sols argilo-calcaires et il y a toujours eu de très grands rouges au Château Sainte Roseline donc quand on a repris la propriété, on a continué sur cette lignée là. On a replanté beaucoup de syrah et de cabernet sauvignon. Je pense qu’en Provence, on a la chance de pouvoir travailler avec de nombreux cépages pour les rouges (syrah, grenache, cabernet sauvignon, carignan) donc on peut faire de très belles choses en rouges.  »

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Un grand merci à Eric pour m’avoir fait rencontrer Aurélie, découvrir ce très bel endroit et déguster ces vins d’exception.

Pour en savoir plus, vous pouvez voir ce magnifique reportage vidéo par Obiwine, lire également l’article de Miss Vicky Wine, et celui de Nina. Et à voir, l’interview d’Aurélie Bertin par La Revue du Vin de France

Où boire un verre à Beaune ? La bonne adresse : « les vins de Maurice »

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Les vins de Maurice, c’est l’endroit où l’on rentre pour boire un verre et où au final, on passe toute une soirée. À Beaune, ce ne sont pas les endroits où boire un verre qui manquent, mais ce bar à vin / cave à manger est devenu un incontournable, grâce à une sélection de vins de « vignerons passionnés » de toute la France et de quelques belles assiettes de très bons produits.

Le naturel, les bons produits, le respect de la nature, Maurice est d’abord tombé dedans tout petit, grâce à sa famille d’agriculteurs. C’est sa rencontre avec Olivier Cousin, vignerons ligérien grand partisan des « vins natures » qui va lui faire découvrir le vin autrement et aiguiser sa curiosité pour les « vignerons passionnés ». Une curiosité qui devient une passion et se concrétise en 2012 avec l’ouverture à Beaune des « Vins de Maurice ».

Les « vignerons passionnés, ce sont « des vignerons qui passent plus de temps à la vigne qu’à la vinification » explique Maurice. « Ce sont des petits domaines qui ont moins de 5 ha de vignes, des domaines qui restent à taille humaine et qui respectent l’éco-système. » Une sélection engagée, résolument tournée vers les domaines en bio ou en biodynamie et les vins natures (la cave a d’ailleurs été sélectionnée par Antonin ici ). La grande majorité des vignerons référencés ici sont des vignerons qui participent au salon La Dive Bouteille.

Maurice a également fait le pari de proposer une large sélection de vins non bourguignons. « Je propose des vins de Corse, du Jura, de la Loire, d’Alsace, de Côtes du Rhône, … le but étant de sélectionner uniquement les meilleurs domaines de chaque région. » Une offre de choix pour les Beaunois curieux de voir ce qu’il se fait ailleurs qui contribue au succès de l’endroit.

« On est à la fois bar à vin, cave à manger, magasin de vin … Il y a un côté très convivial ici, presque familial : tout le monde se connaît ! Il y a surtout des gens du coin qui viennent, il y a quelques touristes bien sûr mais en général ils ne se retrouvent pas ici par hasard, se sont souvent des importateurs de vins. La grande partie de ma clientèle est constituée de professionnels du vin.

Sur l’ardoise, on trouve aussi quelques suggestions pour accompagner ces bonnes bouteilles : quelques tartes salées, et sucrées des planches, … »L’idée de base est très simple : prendre les meilleurs produits possible, les plus haut de gamme, et les travailler le plus simplement possible. C’est mon cuisinier, un ancien de chez Bernard Loiseau à Saulieu, qui s’occupe de confectionner ces quelques suggestions, toujours avec des produits de saison ».

Mon conseil : réservez avant de venir pour être sur d’avoir une table, même pour 2 personnes. L’endroit est charmant avec sa petite cour intérieur mais relativement confidentiel (quelques tables uniquement). Et surtout laissez vous guider et surprendre pour le choix des vins par Maurice et sa souriante petite équipe !

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Infos Pratiques : 

Les Vins de Maurice, 8, rue Fraysse, 21200 – Beaune
Ouvert du mardi au samedi de 10h à 22h. Réservation conseillée. Formules repas à 15 €, charcuteries, fromages pour accompagner les dégustations de vins.

Plus de bonnes adresses à consulter ici