Mes vacances #4 : Une bouteille à la mer

Bouteille à la mer - Copyright Marthe Henry L'actu du vin

Pour clore en beauté cette série d’articles sur les vacances, changement de décor ! Après Chablis, Beaune et Autun, cap au Sud. Passée la très jolie gare SNCF de Tain l’Hermitage et son magnifique panorama (ci dessus) sur le vignoble, direction le bord de mer. 48h de dépaysement en autarcie totale. 48h pour buller et plonger dans le dernier livre de Jean Robert Pitte : La bouteille de vin, histoire d’une révolution. 

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Entre les pins et les lauriers en fleurs, avec en bruit de fond les clapotis de la mer et les jeux des enfants, plongeons donc dans ce livre. Cette somme même. Car c’est un récit hyper détaillé et très documenté que nous propose Jean-Robert Pitte.  Il faut dire que Jean Robert Pitte, ex-président de la Sorbonne, est à la fois membre de l’Institut, président de la Société de géographie et président de l’Académie du vin de France. C’est notamment lui qui a orchestré l’hiver dernier le colloque « Pourquoi aimer le vin »

L’amour, voila un des premiers thèmes abordé dans le livre. Vous connaissez sans doute ce fameux mot de Musset : « Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse. »  Et bien le premier choc du livre de Jean-Robert Pitte, est de découvrir qu’en fait, Musset ne parlait pas de boisson mais d’amour et que la phrase qui précède cette citation (mais qui est bien moins connue, allez savoir pourquoi) est : « Aimer est le grand point qu’importe la maitresse ». 

Tout ce que je savais de l’histoire de la bouteille remontait à cette exposition sur la cave de Joséphine au Château de Rueil-Malmaison. La deuxième claque de ce livre est de se rendre compte que comme pour le champagne, nous devons une fois de plus remercier les Anglais. Ce sont eux qui, au 17e siècle, ont vraiment mis au point les premières bouteilles de vin et eux encore qui sont allé au Portugal trouver un système de bouchage adapté.

Si vous êtes passionné de vin ou féru d’histoire, ce livre est pour vous ! Depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours, tous les contenants sont passés en revue (même les plus insolites) et resitués dans leurs contextes historiques grâce à des citations littéraires. La lecture est fluide et même si le livre est assez imposant (310 pages quand même) il se lit comme un roman. 

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Pour agrémenter ces deux jours de lecture au soleil, j’ai eu le plaisir de déguster un vieux Meursault de Pierre Boillot dont le millésime avait malheureusement disparu et un tout nouveau champagne, le champagne Brimoncourt. Cette cuvée brut « Régence » aux notes crémeuses est surtout composée de chardonnay, avec juste ce qu’il faut de vivacité et de fruité pour donner envie d’en prendre un deuxième verre en regardant le soleil se coucher… 

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Jean Robert Pitte - Marthe Henry L'actu du vinPour en savoir plus sur l’histoire de la bouteille de vin vous pouvez lire cet article de l’Avis du Vin – Le Figaro ou voir l’interview vidéo de Jean Robert Pitte ci-dessus . 

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La Bouteille de vin – Histoire d’une révolution

Auteur: Jean-Robert Pitte
Editeur: Tallandier 
Prix: 26,80€

Merci à Laurent pour son hospitalité et à François pour cette pétillante découverte !

Retrouvez plus d’articles de livres sur le vin que j’ai aimé

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Les Champagnes de Vignerons se tournent vers les réseaux sociaux

Chaque année, les Champagnes de Vignerons présentent une sélection de 20 Vignerons à la presse. Cette année, ils ont également présenté un « ice tube » pour garder les bouteilles au frais, dont le décor a été en partie choisi via les réseaux sociaux. Le témoin d’une volonté de se tourner davantage vers ce mode de communication.

Plus de 5 000 vignerons sont regroupés sous la bannière des « Champagnes de Vignerons », une marque créée en 2001 pour leur « donner davantage de visibilité auprès du grand public » comme l’explique Sandra Cizeron, des Champagnes de Vignerons. Dans cette logique de communication grand public, les Champagnes de Vignerons ont décidé de se tourner vers les réseaux sociaux.

Un « ice tube » choisi grâce à Facebook

Les réseaux sociaux ont même pris une place active dans l’actualité des Champagnes de Vignerons. C’est en effet via les votes des internautes sur Facebook qu’a été choisi l’identité visuelle de l’ice tube proposé à la vente pour Noël. Une pré-sélection a ainsi été réalisée via la fanpage : 5 projets ont été sélectionnés et soumis au vote d’un jury.

« C’est un mode de communication à part entière qui n’est plus réservé à une partie de la population. De plus en plus de personne et notamment les amateurs de vin y ont recours,  pas forcément pour acheter, mais pour se renseigner sur le type de champagne qui pourrait leur correspondre. C’est pour ça qu’on a décidé d’être de plus en plus présents. Nous avons désormais un community manager qui anime nos comptes Facebook et Twitter au nom des Champagne de Vignerons et tous les mois nous mettons un vigneron en avant. C’est vraiment un canal de communication à part entière pour nous.  »

Pour en savoir plus sur les Champagnes de Vignerons, suivez les sur Facebook et Twitter.

Rencontre avec Francis Tribaut et Serge Dubs autour des Champagne Lallier

Champagne Lallier, c’est une maison de champagne basée à Aÿ qui produit exclusivement des Grands Crus. Elle a appartenu à la famille Lallier jusqu’en 2004. Francis Tribaut est aujourd’hui à la tête de la maison, et collabore avec Serge Dubs, meilleur sommelier du monde 1989. 

Le vignoble de la maison Lallier compte  50 ha de Grand Cru dont 12 ha en propriété, planté uniquement en Pinot Noir et Chardonnay.

Francis Tribaut, œnologue de formation, a racheté la maison Lallier en 2004. Originaire d’Aÿ, il a toujours travaillé dans le vignoble et conseillait déjà la maison Lallier avant de la racheter. Il n’est pas simplement le propriétaire, le patron de la maison. Il en est également l’œnologue et le chef de cave …

« Lallier, c’est un philosophie de vin, avant d’être des bulles. On veut faire des vins avec un caractère sensoriel très important. On évite tous les produits exogènes : le bois (aucun vin n’est passé en fût), les composés aromatiques, on n’a plus besoin de produits chimiques pour enrayer les problèmes d’oxydation ou de réduction . Ce qui compte c’est de préserver la qualité naturelle des vins »

« On essaye de faire des vins très crémeux, sans sucre et avec une pointe minérale. On parle d’ailleurs plus de vin que de champagne, et on aime les déguster  dans de grands verres à vins, pas dans des flûtes. »

Serge Dubs, meilleur sommelier du monde 1989, ex Président de la sommellerie française travaille désormais aux cotés de Francis Tribaut sur les assemblages.

« J’ai depuis toujours une fascination pour les vins effervescents dont la dégustation n’est pas si facile. Aÿ c’est de la vinosité, de la générosité, du gras, de la puissance … » 

Cet Alsacien exerce toujours son métier de sommelier à l’Auberge de L’Ill.  » Un sommelier, ce n’est pas un marchand de vin, c’est un marchand de bonheur. Quand on arrive à trouver l’adéquation entre non seulement le bon plat et le bon vin, mais la bonne personne et le bon moment, alors c’est extraordinaire, et on rend les gens heureux.

« La convivialité, le partage, c’est la première qualité du vin. Je préfère boire un vin moyen dans la convialité qu’un grand vin en mauvaise compagnie. Ca c’est tristounet !  « 

Rencontre avec : Champagne Lenoble

Rencontre avec Antoine Malassagne, président des Champagne Lenoble. Une maison fondée en 1920 qui est désormais gérée par Antoine et sa soeur, quatrième génération à travailler au domaine.  Ingénieur chimiste de formation, Antoine Malassagne est désormais l’œnologue de la maison. Il a donc fait le choix de faire agréer les 18 ha de vignes du domaine en Haute Valeur Environnementale (HVE).

Il explique quels sont, selon lui, les avantages de ce mode de culture raisonné par rapport à une culture bio.

« C’est assez restrictif car il faut limiter les intrants chimiques, mais c’est assez intéressant parce qu’on revient à un vrai travail de paysan, un travail du sol. Le problème du bio, c’est au niveau du traitement du mildiou, qui est un vrai problème en Champagne. En bio, c’est une maladie qui se traite uniquement avec le cuivre. Le cuivre est un métal lourd et pour traiter correctement le mildiou, il faut mettre beaucoup de cuivre. »

« Vaut il mieux mettre peu de molécules chimiques ou beaucoup de métal lourd comme le cuivre ? Moi je suis ingénieur chimiste de formation, moi j’ai choisi la lutte raisonnée pour pouvoir choisir une molécule chimique et l’utiliser à quantité minimale pour préserver la nature. Le cuivre, quand il est fixé dans le sol, il y est fixé pour une à trois générations. Une molécule chimique, elle est lavée au bout de quelques heures. »

Champagne Devaux, un champagne de l’Aube « haut de gamme »

L’élégance n’est pas réservée aux champagnes de la côte des Blancs. La maison Devaux, située entre côte des Bar et côte des Blancs s’emploie à le démontrer.

Deux hommes sont particulièrement attachés au service de cette maison. Laurent Gillet, son président, et Michel Parisot, chef de cave et oenologue.

Installée dans une papeterie du XIXe siècle, au domaine de Villeneuve, la maison Devaux se tourne vers l’oenotourisme : le domaine a entrepris d’importants travaux pour créer un site de réception et de dégustation qui ouvrira ses portes au public au printemps prochain.