Les accords mets-cognac vus par Johan Leclerre, meilleur ouvrier de France

Image 16

Accompagner un repas exclusivement de Cognac, c’est possible. C’est même très intéressant, surtout lorsque le chef est curieux et très talentueux. Rencontre donc avec Johan Leclerre, meilleur ouvrier de France et propriétaire de La Suite à La Rochelle autour d’un déjeuner concocté pour accompagner les cognac Rochelais de la famille Godet (dont je reparlerai très vite ici).

Du Cognac blanc Antartica au Cognac Petite Champagne 1974, chaque accord met-cognac a été soigneusement préparé : "pour élaborer les accords et faire ressortir le coté floral du cognac, on le coupe à l’eau. On sent moins l’alcool et cela permet de mieux s’orienter sur les choix des accords."

"Avec mon sommelier, Julien, on fait plusieurs dégustations, on s’oriente sur le coté fruité, ou vert ou léger. A partir de là on cherche les textures, les températures qui iront le mieux avec le Cognac (notamment les glaces, les soufflés en desserts). Il y a des produits qui vont plus facilement se marier avec le cognac. Par exemple on aurait pu très bien servir un tartare de langoustine sur le Cognac Antartica.

C’est un exercice qui demande de la réflexion. C’est un "jeu" un peu plus compliqué et qui demande un peu plus de réflexion que les accords mets-vins, cela demande de la maîtrise." Je vous laisse savourer (avec les yeux) quelques unes de ses réalisations …

Image 30 Image 13 Image 14   Image 17 Image 18 Image 19  Image 22

Image 21Ce week end a lieu à Cognac, un Vinocamp, échange autour du vin (et du cognac), des nouvelles technologies et des nouveaux modes de consommation. Pour suivre les débats ou poser des questions, rendez vous sur Twitter et suivez @lactuduvin ou @vinocamp.

La route des vins : une série de reportages télévisés sur l’œnotourisme

télévision vin route des vins actu du vin

Sur vos petits écrans à partir du week-end prochain (si vous avez accès à la chaîne Voyage), La Route des Vins, une série de reportages mettant l’œnotourisme et le vin à l’honneur. Au programme, un voyage de 52 minutes par épisode dans un pays viticole. Le format "road trip" se veut sympathique et spontané s’adresse aussi bien aux amateurs qu’aux simples curieux. 

Le réalisateur Eric Michaud et l’animatrice Luna Sentz nous explique l’intérêt de ce programme :

"Ce qui me fascine, c’est que tous les viticulteurs sont fiers de leur vin. Ce rapport à la terre et au raisin, au travail d’une année est fascinant. Les gens sont exaltés par ce nectar, ça véhicule une passion : le vin est un moyen de communiquer fabuleux !" raconte Eric Michaud,bordelais de naissance et réalisateur de la série.

Cette série s’intéresse à la découverte du vin dans son environnement, et pas uniquement au savoir-faire. L’accent est mis sur la découverte du vin comme partie prenante d’une culture locale. "L’œnotourisme tel qu’il est mis en place dans les pays du nouveau monde est magique. On parcourt les vignes en bateau, à dos d’éléphant, … Ca fait partie du décor du voyage. Même si on est pas un grand amateur de vin, on découvre le vin autrement."

9701_449310961792691_681857231_n

396370_292007470856375_1188652217_n

"Je vis le tournage de chaque épisode comme une expérience humaine et sensuelle" raconte Luna Sentz, animatrice d’une partie des épisodes (l’acteur François Montagut anime les autres). "On ne peut pas parler vraiment de reportage, car rien n’est écrit ou préparé à l’avance, il y a beaucoup de spontanéité." Effectivement, à la manière d’une Julie Andrieu dans Fourchette et sac à dos, les animateurs s’invitent chez les propriétaires, discutent librement avec eux de tout et de vin.

Entre deux discussion, il y a aussi quelques dégustations. Alors : quid de la loi Evin ? "On ne peut pas montrer d’étiquettes, (elles seront forcément floutées au final ndlr). Il faut parler de "terroir" et non de "château". Dans le reportage sur la France, on ne peut pas dire sans arrêt "Château Cheval Blanc", on doit dire "terroir de Saint Emilion"… On fait vraiment attention, on mets le moins de dégustation possible à l’image et on accompagne chaque diffusion de mention légales comme "à consommer avec modération". C’est vrai que c’est un peu délicat" explique le réalisateur Eric Michaud.

61394_449313151792472_493170516_n

308885_438708152852972_2512314_n

Argentine 10bd

Le premier épisode sera diffusé dimanche à 21h40 sur la chaîne Voyage. Destination : la France avec notamment des étapes à Château Cheval Blanc et au Château d’Yquem. Les épisodes suivant auront pour thème (dans l’ordre) : l’Argentine, l’Italie, le Chili, les USA, l’Inde, le Canada, la Thaïlande, l’Autralie et enfin la Nouvelle-Zélande. La bande annonce à voir ici :

Si (comme moi) vous n’avez pas accès à la chaîne Voyage, mais que vous êtes curieux de voir ces vignobles du bout du monde vous pourrez toujours avoir un aperçu de ces formidables voyages grâce à la page Facebook de la série

Quoi de neuf à la Percée du Vin Jaune 2013 ?

Percée du vin jaune

Pour sa 17e édition, la Percée du vin Jaune revient dans le berceau de l’appellation Château-Chalon : elle aura lieu à Voiteur, en plein centre de l’appellation les 2 et 3 février prochains. Manifestation œnotouristique qui rassemble chaque année près de 40 000 visiteurs, le Percée du vin Jaune est devenue un événement incontournable dans l’année viticole jurassienne. 

"Le but de la Percée, c’est de promouvoir le travail des vignerons, de le mettre en avant. De valoriser également le patrimoine architectural qui découle de cette activité viticole : les pressoirs, les caves, les fruitières, on met en valeur ce patrimoine privé en le rendant accessible au public." Cette manifestation est rendue possible par le concours de 700 bénévoles qui œuvrent chaque année au bon déroulement de cet événement.

Quoi de neuf à la Percée du vin Jaune 2013, avec Guillaume Tissot, vigneron et président de cette 17e édition

Un nouveau verre plus technique

"Nous avons changé de verre pour un verre plus technique. Un verre "suprême", bien meilleur techniquement et plus classe visuellement." Les collectionneurs sont nombreux à conserver précieusement les verres gravés percées après percées, leur curiosité devraient donc en être aiguisée.

Un grand travail au niveau de l’accueil des personnes à mobilité réduite est également réalisé, pour que cette fête soit accessible à tous. Les organisateurs essayent également de limiter l’empreinte environnementale de cette fête. Cette année, les associations qui serviront des repas ont été sensibilisées aux matériaux jetables qu’elles utilisent.

Percée du vin jaune actu du vin

Le millésime 2006 sera mis en perce

Clou de ce week-end de festivités, la mise en perce du vin jaune, après six années d’élevages. Le millésime qui sera mis en perce pour cette 17e édition est donc le millésime 2006. "Un millésime assez agréable, un peu fermé à l’heure actuelle et qui mérite un peu de vieillissement. C’était une belle année, une belle récolte donc ça devrait faire quelque chose de très bien".

Le millésime qui sera mis en perce est le millésime 2006. "Un millésime assez agréable, un peu fermé à l’heure actuelle et qui mérite un peu de vieillissement. C’était une belle année, une belle récolte donc ça devrait faire quelque chose de très bien". Ce vin sera offert à la dégustation à tous les visiteurs, qui pourront également découvrir les autres cuvées jurassiennes auprès des vignerons dans plus de 75 caveaux de dégustations.

Percée du vin jaune actu du vinInfos Pratiques

  • La Percée du vin Jaune aura lieu les 2 et 3 février 2013 dans 75 caveaux de dégustations improvisés à Voiteur.
  • L’accès au site, un verre et 10 tickets de dégustations coûte 13 euros
  • Accès : navettes + parking obligatoires
  • Restauration franc-comtoise permanente
  • Plus d’informations sur http://www.jura-vins.com

Dans les coulisses des travaux du nouveau chais du Château d’Angélus

Chateau Angélus travaux

Cos d’Estournel, Faugères, Cheval Blanc, autant d’illustres domaines bordelais qui ont confié le renouveau de leurs chais à des architectes d’exceptions et qui ont fait le choix de la modernité la plus totale. Angélus, récemment promu grand cru classé A de Saint Émilion a également entrepris des travaux colossaux, mais en faisant le choix de la tradition.

Hubert de Boüard, propriétaire de Saint Émilion explique ce choix et nous fait une visite guidée des travaux :

"Il fallait que l’on rénove. Il y a un aspect esthétique mais aussi un aspect pratique car Angélus était un bâtiment agricole qui avait besoin d’être rénové avant tout. Le bâtiment se devait d’être à la hauteur du site exceptionnel du château, situé à 800m du centre de Saint Emilion. "

Entamé en début d’année, l’ouvrage a été confié à un ancien ingénieur des bâtiments de France (Jean-Pierre Errath) et les travaux sont réalisés en grande partie par des compagnons. L’objectif est clairement d’inscrire Angélus dans une harmonie patrimoniale avec la cité médiévale de Saint Emilion, classée au patrimoine mondiale de l’Unesco.

Plan  travaux Angélus Marthe Henry Actu du vin

L’installation et la bénédiction en grande pompe, le 24 octobre dernier, du somptueux carillon de fer forgé qui sonne non seulement l’Angélus mais également les hymnes internationaux a marqué une étape symbolique et spirituelle.

"C’est beaucoup d’émotion. Moi je suis né à Angélus, car mon grand père était médecin. J’ai grandi avec ces sonorités, avec cette histoire. Le fait de transcrire, transposer dans le futur, et on l’espère étant donné la manière dont on a travaillé, dans les centaines d’années à venir cette symbolique d’Angélus, à travers des cloches qui sonnent, ça a été un très fort moment d’émotion".

Mais il reste encore de longs mois de travaux. Hubert de Boüard espère qu’ils s’achèveront fin 2013.

Carillon chateau Angélus

Pour en savoir plus

L’actu du vin fête ses 2 ans, son 100ème article et vous fait gagner 1 bouteille de Meursault et 10 places pour le Grand Tasting

2 ans d’existence, un compte rond avec 100 articles au compteur, L’Actu du Vin vous dit merci et pour fêter ça je vous fait gagner 10 invitations pour le Grand Tasting les vendredi 30 nov et samedi 1er décembre au Carrousel du Louvre ainsi qu’une bouteille de Meursault du domaine familial. 

Une fois n’est pas coutume, je sors de ma réserve pour fêter ce deuxième anniversaire et ce centième article. Je n’aurais jamais imaginé que ce blog prendrait autant d’importance dans ma vie personnelle et professionnelle.

Un grand merci à tous les vignerons et professionnels du vin qui m’ont fait confiance et m’ont accordé un peu de leur précieux temps pour m’aider à mieux comprendre cet univers et un grand merci à tous ceux, de plus en plus nombreux, qui suivent ce blog et me donnent aussi envie de continuer à y consacrer une grande partie de mon temps.

On me demande souvent à quoi sert ce blog. Ce blog ne "rapporte" rien mais m’a déjà tellement apporté. Il m’a permis de vivre des moments vineux uniques et inoubliables, de rencontrer des personnes qui font désormais partie de ma vie à part entière.

Un anniversaire sans cadeaux, c’est comme un verre de  Meursault sans gougères …

J’arrête les violons. Passons aux cotillons !

Pour concrétiser ce Grand Merci, je vous invite à venir au Grand Tasting de Paris. Le Grand Tasting, c’est une manifestation hors norme, un salon dont les vins ont tous été agréés par Michel Bettane et Thierry Desseauve. Vous pourrez y déguster de grand vins et rencontrer les producteurs. Il a lieu vendredi et samedi au caroussel du Louvre. (3O novembre et 1er décembre donc).

Et parce que mon cœur est bourguignon (pour ceux qui ne l’auraient pas compris au travers des lignes de ce blog et de mes publications sur Facebook et autres, mes grands parents étaient viticulteurs à Meursault, il s’agit du domaine Pierre Boillot), je vous propose également de gagner une bouteille de Meursault Goutte d’Or du domaine maison (oui sur la photo c’est un Meursault Charmes, je sais …).

Comment on fait ? C’est très simple, il vous suffit de laisser un commentaire en bas de cet article  avec votre nom et une adresse mail valide ! Les 10 premiers qui laisseront un commentaire gagneront leur entrée pour le Grand Tasting. Une main innocente tirera au sort parmi tous les commentaires (espérons qu’il y en ait plus que 10, donc) pour désigner celui ou celle qui gagnera la bouteille. Attention, vous avez 24h pour participer, clotûre du concours demain à 16h !

Merci encore à tous !

Murisaltement votre.

Marthe

Copyright photo : Aurélien Ibanez pour Bourgogne Live Prod (et un spécial merci aux Bourgogne Boys, si fidèles amis)

David Khayat, cancérologue, recommande une consommation modérée de vin

David Khayat est professeur de médecine, cancérologue, oncologue et mène de nombreuses recherches contre le cancer. Il est néanmoins l’un des plus fervent défenseur de la consommation modérée de vin. Elle assurerait une bonne santé, c’est ce que l’on appelle le "french paradox".  Rencontre avec celui qui a été désigné homme de l’année 2012 pour La Revue du Vin de France. 

"Je suis un grand amoureux des vins en général. Je fais partie de ces scientifiques et de ces médecins, qui considèrent que le vin, consommé avec modération, quand c’est un produit bien fait et de qualité, est plutôt quelque chose contre lequel on ne peut pas dire (en tout cas, pas dans ma spécialité, la cancérologie), qu’il ait d‘impact négatif sur la santé."

"Le Haut Comité de Santé Publique continue aujourd’hui de recommander une consommation modérée de deux verres par jour en moyenne chez la femme et trois verres en moyenne chez l’homme. Évidemment il s’agit d’une consommation modérée. Elle participe à travers ce qu’on explique le "french paradox". Grâce au resvératrol et à tous les polyphénols que le vin contient, c’est un produit plutôt de bonne santé."

Le vin, produit de civilisation qui a permis à l’humanité de se développer

"Il faut arrêter de diaboliser la consommation modérée de vin. C’est comme pour tout, il y a des chauffards qui roulent trop vite et qui créent des accidents. Pour autant, conduire normalement sa voiture sa aide beaucoup dans la vie, ça aide au commerce, aux échanges, à la communication … C’est exactement pareil pour le vin."

"Le vin est un produit de civilisation. L’homme a civilisé la vigne, mais je crois qu’on peut dire que le vin et la vigne ont civilisé l’homme à travers le temps. Ca a permis à l’humanité de se développer à une époque où l’eau n’était pas potable (voir sur le sujet le reportage sur le vin au Moyen Age) donc oui je suis un défenseur de la consommation raisonnée de vin."

Pour en savoir plus sur les rapports entre santé et vin

Interview réalisée lors de la dégustation du millésime 2010 de l’Union des Grands Crus de Bordeaux 

Bernard Magrez devient le premier propriétaire de grands crus classés du Bordelais

Bernard Magrez a fait l’acquisition du Château Haut Peyraguey, premier grand cru classé de Sauternes. Il devient ainsi le seul propriétaire de quatre domaines grand crus classés dans le Bordelais, sur quatre appellations différentes. Rencontre avec un homme de 76 ans qui figure au palmarès des 100 plus grandes fortunes de France, et qui "aime les difficultés". 

"J’aime beaucoup le Sauternes. C’est un vin très difficile à produire, pour commencer. On aime les difficultés et ça, c’est une première difficulté ! On trouve dans le Sauternes des arômes absolument extraordinaires, qui sont des arômes dus à la qualité du terroir et à la qualité de l’élevage. C’est un travail différent du Médoc, différent de Saint Émilion, différent des Graves."

"Nous avions déjà un château à Sauternes, le château Latrézotte, mais nous avons toujours souhaité avoir un premier grand cru classé de Sauternes. J’ai attendu un certain nombres d’années, parce que pour acheter quelque chose, il faut qu’il y ait un vendeur. Et j’ai donc fait l’acquisition de ce Château Haut-Peyraguey." Ce premier grand cru classé de Sauternes de 12 hectares produit environ 28 000 bouteilles par an. Il se trouve sur le haut plateau des Bommes, juste en face du château d’Yquem. Propriété de la famille Pauly depuis 1914, le Clos Haut Peyraguey était dirigé depuis 2002 par Martine Langlais Pauly.

Une acquisition importante sur le plan international

"Ce premier grand cru classé de Sauternes vient se rajouter à trois autres grands crus classés que j’ai qui sont le château Pape Clément (grand cru classé de Graves), château La tour Carnet (grand cru classé du Médoc) et château Fombrauge (qui vient d’être classé grand cru de Saint Émilion). Ca nous fait quatre grands crus classés, donc nous sommes devenus les premiers propriétaires de grands crus classés en Bordelais sur quatre appellations différentes. C’est quelque chose qui est très important sur le plan international."

A lire également sur ce sujet, le billet de Nicolas de Rouyn, journaliste spécialisé et blogueur (Bon Vivant), qui estime que "c’est tellement difficile à produire et si compliqué à vendre qu’on ne gagne pas (ou peu) d’argent avec un sauternes. Il y faut une passion dévorante et authentique. En revanche, on peut espérer que l’arrivée d’un personnage de ce calibre dans l’appellation va booster l’intérêt pour ces vins magiques."